L’Algérie franchit une nouvelle étape dans la valorisation de ses ressources halieutiques. Une entreprise publique spécialisée dans la collecte et la commercialisation des produits de pêche et d’aquaculture verra prochainement le jour, a annoncé le directeur général de la pêche et de l’aquaculture, Miloud Tria. Placée sous la tutelle de l’Office national des aliments de bétail (ONAB), cette société a pour vocation d’organiser la commercialisation des produits halieutiques, d’améliorer leur traçabilité et de garantir une meilleure valorisation économique de la production nationale. Elle s’inscrit dans la nouvelle stratégie nationale du secteur, axée sur l’augmentation durable de la production, la rationalisation de l’exploitation des ressources maritimes et la structuration des circuits de distribution.
Cette politique, a précisé M. Tria, repose également sur la création de coopératives de pêche et d’aquaculture, chargées de la collecte et de la distribution, afin d’assurer la viabilité économique des petits producteurs. L’accent est mis sur la production locale d’aliments et d’alevins, tout en intégrant les innovations technologiques et la numérisation des services. Une plateforme numérique sera ainsi mise en place au sein de la Chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture (CAPA), permettant aux opérateurs de présenter, référencer et promouvoir leurs produits. Ces annonces ont été faites en marge de la présentation du Salon international de la pêche et de l’aquaculture (SIPA 2025), prévu du 6 au 9 novembre à Oran. Cette 10e édition réunira 180 exposants venus de 17 pays, avec le Sultanat d’Oman comme invité d’honneur.
L’événement sera marqué par dix ateliers scientifiques et techniques en partenariat avec la FAO et la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), et par la participation de trente start-up algériennes. Pour le commissaire du salon, Brahim Benbouza, cette rencontre, placée sous le thème « Pêche et aquaculture, innovation et partenariats », constituera un espace privilégié de partage, d’innovation et de coopération entre institutions, entreprises et investisseurs. L’Algérie confirme ainsi son ambition de faire de la pêche et de l’aquaculture des leviers stratégiques du développement durable, porteurs de croissance, d’emploi et de modernité.
R.N
