La Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre sera célébrée jeudi par un appel collectif à la paix et à la durabilité, alors que la bande de Ghaza est en proie à des agressions génocidaires sionistes depuis plus de deux ans, faisant des milliers de martyrs palestiniens et des dégâts environnementaux sans précédent.
Les attaques menées par les forces d’occupation contre l’enclave palestinienne, depuis octobre 2023, ont causé des dégâts environnementaux sans précédent, selon un nouveau rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) sur l’impact environnemental de l’escalade sioniste, détruisant les sols, les ressources en eau douce et le littoral.
Ce rapport avertit que la remise en état de certains de ces dégâts pourrait prendre des décennies, soulignant qu’une grande partie de la végétation de Ghaza a été détruite.
Selon le document, Ghaza a perdu 97 % de ses cultures arboricoles, 95 % de ses terres forestières et 82 % de ses récoltes annuelles depuis 2023, rendant impossible toute production alimentaire à grande échelle, alors que plus de 500.000 Palestiniens sont confrontées à la famine.
La disparition du couvert végétal et la pression exercée par les opérations militaires sionistes ont affecté la structure des sols et réduit leur capacité de rétention d’eau, augmentant ainsi les risques de ruissellement et d’inondations, et limitant la recharge des nappes phréatiques.
A cet égard, des responsables de l’ONU ont averti que la situation à Ghaza se détériorait et que sa poursuite laissera un héritage de dévastation environnementale qui affectera la santé et le bien-être de générations de la population assiégée.
S’exprimant lors d’une session consacrée à l’examen des mesures de confiance dans la dimension environnementale, tenue en juillet dernier lors de la Conférence sur l’interaction et la construction de mécanismes de confiance en Asie (CICA), à Astana, au Kazakhstan, l’ambassadeur palestinien Abu Zeid avait qualifié de « catastrophique » la réalité écologique des territoires palestiniens occupés, en particulier à Ghaza.
Il a relevé que les forces d’occupation avaient systématiquement détruit l’environnement par l’utilisation excessive d’armes interdites au niveau international, la destruction des infrastructures vitales, la coupure de l’eau et de l’électricité, et la pollution de l’air et du sol.
Le rapport du PNUE recommande des interventions environnementales prioritaires à mettre en œuvre au plus vite, notamment en matière de ressources en eau et de débris.
« Des décennies d’expérience nous ont appris que lorsqu’un conflit s’achève, les munitions non explosées continuent de mutiler et de tuer », a prévenu, fin octobre, le chef du service de déminage de l’ONU (UNMAS) dans le territoire palestinien occupé, Luke David Irving, soulignant que « Ghaza ne fait pas exception ».
L’UNMAS estime entre 50 et 60 millions de tonnes la masse de débris à déblayer, qui regorgent souvent de munitions.
France: une plateforme de réservation en ligne accusée de « soutenir les crimes de guerre » de l’entité sioniste en Palestine
L’Association française des juristes pour le respect du droit international (JURDI) a poursuivi en justice la plateforme de réservation en ligne « Airbnb » pour des locations en Cisjordanie occupée, l’accusant de « soutenir les crimes de guerre » perpétrés par l’occupation sioniste dans les territoires palestiniens occupés.
Cette association à but non lucratif qui milite en faveur du droit international, demande au tribunal d’ordonner à l’entreprise de retirer les annonces immobilières concernant les territoires palestiniens occupés par l’entité sioniste.
« En proposant ces hébergements, Airbnb contribue à la normalisation et à la perpétuation du régime colonial, en fournissant des ressources financières aux colons et en légitimant leur présence », a expliqué JURDI dans sa plainte, dont des extraits ont été rapportés par un média français.
L’avocate Hélène Massin-Trachez, qui dirige l’affaire, a précisé que la loi française interdit de proposer des contrats qui violent l’ordre public, affirmant qu’Airbnb faisait exactement cela en promouvant des contrats de location illégaux auprès de clients basés en France.
Une audience préliminaire est prévue le 13 janvier, et si le tribunal donne raison à JURDI, Airbnb aura huit jours pour se conformer à la décision avant de se voir infliger une amende de 5000 euros (5740 dollars) par jour de retard.
De son côté, la Ligue française des droits de l’homme (LDH) a déposé plainte contre Airbnb et Booking.com le mois dernier pour avoir répertorié des propriétés situées dans les colonies sionistes érigées dans les territoires palestiniens occupés.
La plainte accuse ces entreprises de complicité et de dissimulation aggravée de crimes de guerre, soulignant que les plateformes encouragent le « tourisme d’occupation » en proposant des annonces dans les colonies sionistes.
