Dans une démarche résolument tournée vers la modernisation et l’efficacité de la gouvernance culturelle, la ministre de la Culture et des Arts, Mme Malika Bendouda, a présidé, hier soir à Alger, une réunion de travail stratégique consacrée à l’évaluation du fonctionnement de la Direction de l’organisation et de la distribution de la production culturelle et artistique.
Cette rencontre, à laquelle ont pris part les cadres de la direction, s’inscrit dans le cadre du suivi périodique des structures du secteur et de la volonté de renforcer la performance et la transparence dans la gestion des activités culturelles à l’échelle nationale.
Au cours de cette séance, des présentations détaillées ont été consacrées à plusieurs volets essentiels, notamment le suivi de l’organisation des festivals culturels, le soutien public aux associations culturelles et artistiques, ainsi que les activités des opérateurs culturels et la coordination des grandes manifestations nationales.
Un bilan complet des actions menées par le ministère a également été exposé, mettant en lumière les efforts engagés pour dynamiser la scène artistique nationale et valoriser la production culturelle locale.
Mme Bendouda a saisi cette occasion pour rappeler l’importance de réviser la cartographie des festivals culturels à travers le territoire national.
Elle a insisté sur la nécessité d’adapter les textes réglementaires, en particulier le décret exécutif n°03-297, aux nouvelles orientations de la politique culturelle de l’État.
L’objectif affiché est clair : garantir une meilleure cohérence entre les objectifs stratégiques du ministère et la réalité du terrain culturel, tout en assurant une meilleure répartition des moyens et des efforts.
La ministre a, par ailleurs, souligné l’importance capitale de mettre en œuvre une stratégie de communication et de médiatisation efficace des activités culturelles, afin d’assurer leur visibilité et leur rayonnement sur tout le territoire national.
Elle a également appelé à la relance des festivals suspendus et à la réactivation des sections musicales au sein des maisons de la culture, dans le but de redonner vie à l’expression artistique locale et de stimuler la créativité des jeunes talents.
Dans cette optique, Mme Bendouda a mis un accent particulier sur la révision des mécanismes d’attribution du soutien public, en insistant sur les principes de justice, de transparence et d’équité.
Le nouveau modèle envisagé vise à donner la priorité aux associations œuvrant pour la préservation du patrimoine culturel immatériel, à celles qui favorisent la lecture, la création littéraire et les activités culturelles numériques, ainsi qu’à toutes les initiatives qui participent à l’élargissement de l’accès à la culture et à la valorisation du savoir.
La ministre a, de plus, plaidé pour une refonte complète du système des festivals, afin de le transformer en levier de développement culturel, économique et territorial, et non en simple succession d’événements ponctuels.
Ces festivals, a-t-elle affirmé, doivent désormais produire une véritable valeur ajoutée, en contribuant à la formation, à la création d’emplois culturels et à l’attractivité touristique des régions.
Mme Bendouda a également insisté sur la mise en place de procédures rigoureuses d’évaluation avant et après chaque manifestation, tout en assurant un suivi centralisé et un contrôle approfondi de la gestion financière, compte tenu du financement public dont ces événements bénéficient.
Cette démarche s’inscrit dans une logique de bonne gouvernance, de responsabilité institutionnelle et de rationalisation des dépenses culturelles.
Poursuivant son intervention, la ministre a rappelé que la nouvelle approche du ministère repose sur la conviction que les festivals doivent devenir de véritables plateformes de production culturelle et intellectuelle durable, capables de favoriser l’émergence d’une culture de l’innovation, du partage et du dialogue.
Il s’agit, selon elle, de replacer la culture au cœur du développement national, en en faisant un pilier d’unité et de créativité collective.
Mme Malika Bendouda a souligné la nécessité de redynamiser les espaces culturels de proximité pour en faire des lieux de rencontre et d’échanges culturels, capables de promouvoir la production artistique nationale et de mettre en valeur l’identité algérienne dans toute sa richesse et sa diversité.
Elle a également évoqué l’importance d’impliquer d’autres départements ministériels dans cette dynamique, à travers la signature d’accords de partenariat intersectoriels destinés à amplifier l’impact des initiatives culturelles et à assurer la pérennité de leurs retombées dans les milieux local et national.
Ce nouvel élan impulsé par la ministre de la Culture et des Arts marque ainsi une étape décisive dans la refondation du paysage culturel algérien, fondée sur la transparence, la créativité et la valorisation du patrimoine.
Il traduit la volonté ferme de l’État de faire de la culture un moteur d’unité, d’expression et de développement durable, au service de la société et des générations futures.
