La quatrième soirée du Festival culturel international du Malouf, organisée mardi soir au théâtre régional « Mohamed Tahar Fergani » de Constantine, a offert un moment musical exceptionnel, mêlant traditions orientales et sonorités slaves dans une atmosphère empreinte de beauté et de raffinement.
Le public, venu nombreux, a vécu une expérience artistique unique qui a transcendé les frontières pour ériger la musique en langage universel.
L’artiste syrienne Bouchera Mahfoud, accompagnée de la troupe russe « Trab », a ouvert la soirée en immergeant l’assistance dans les profondeurs du maqam oriental enrichi par l’harmonie subtile de la tradition russe.
Ce métissage inédit a transformé la scène en un espace de dialogue entre cultures, où l’art a pris des allures de passerelle humaine et spirituelle.
Le moment le plus marquant de la soirée fut sans doute l’interprétation magistrale de la Qasida andalouse intemporelle « Jadaka Al Ghaytou » par Bouchera Mahfoud.
La puissance vocale de l’artiste, alliée à l’accompagnement raffiné des musiciens russes, a transcendé le simple concert pour devenir une véritable expérience émotionnelle et sensorielle, transportant le public dans un voyage à travers les siècles et les continents.
La soirée a également été marquée par l’interprétation de la célèbre pièce « Achak Mamhoune », joyau du répertoire arabo-andalou, revisité avec une intensité vocale et une profondeur musicale qui ont bouleversé l’auditoire.
L’originalité de cette fusion résidait dans l’équilibre parfait entre les subtilités orientales et les harmonies slaves, créant un pont artistique d’une sincérité rare.
Par ailleurs, l’association « Wasl El Andalous » a séduit le public avec une wasla andalouse et des extraits de la nouba Sika, procurant une atmosphère apaisante et méditative.
Les applaudissements nourris ont salué notamment l’interprétation de « Law Kana Soltane El Mahaba », confirmant l’enthousiasme du public pour cette richesse patrimoniale. En clôture de la soirée, l’artiste algérien Seif Eddine Torche a brillamment sublimé l’événement avec des extraits de musique malouf, dont la magnifique pièce « Mata Ya Kiramou Ayni Tarakoumou », offrant un final empreint d’élégance et d’émotion.
Ce quatrième rendez-vous confirme, s’il en était encore besoin, que le Festival international du Malouf s’impose comme un carrefour incontournable de la culture universelle, un espace où l’Algérie affirme son rôle de passerelle entre les civilisations tout en restant fidèle à ses racines arabo-andalouses.
Une soirée pleine de sonorités andalouses et d’émotion en clôture du Festival international du Malouf
Constantine a vibré mercredi soir, au rythme des dernières notes de la 13ème édition du Festival culturel international du Malouf qui a été clôturé au théâtre régional « Mohamed Tahar Fergani » dans une ambiance pleine de sonorités andalouses et d’émotion.
Pour la soirée de clôture, le public a été plongé dans un univers de sonorités raffinées, où des noubas andalouses, portées par des artistes de renom, ont résonné avec une intensité particulière confirmant une fois de plus la capacité des sonorités du malouf à émouvoir, à transmettre et à rassembler.
La soirée a été marquée par la présence de plusieurs figures emblématiques de ce genre musical à l’instar de l’artiste du Malouf Toufik Touati qui a livré une prestation remarquable empreinte de maîtrise et de sensibilité mettant en valeur son talent et la beauté de cette musique savante surtout lorsqu’il a interprété « Ya Ghazali Ya Malih » et « Nour Aâyni Anta Ghazali ».
La tunisienne Sirine Benmoussa avec beaucoup de finesse et virtuosité a conquis le public lorsqu’elle a chanté dans « Tabaâ Lahsine » (un mode musical au caractère émotionnel et spirituel), « El Kawnou Ilaykoumou Mouchtakoune », « Zad Ennabi Wa Frahna Bih », et « Haramtou Bik Nouâssi ». La scène a vibré par la prestation authentique et pleine d’émotion de la star algérienne Fella Ababsa qui a offert un show digne des plus grandes soirées transportant l’auditoire dans un univers musical raffiné.
Rejointe par l’artiste Adlène Fergani, la star a offert au public une parenthèse musicale inoubliable et ensemble ils ont interprété le célèbre morceau « Billahi Ya Hamami », un classique du répertoire andalou, dans une version émouvante chaleureusement saluée par le public. La soirée de clôture a été marquée par la présence du grand artiste du Malouf Ahmed Aouabdia qui n’a pas pu se produire sur scène pour des raisons de santé.
Une communication téléphonique a été effectuée en direct avec le grand chanteur du Malouf Salim Fergani qui n’a pas pu assister à l’événement pour des raisons de santé. A l’occasion de la clôture du 13ème Festival culturel international du Malouf qui s’est tenu du 20 au 24 septembre courant au théâtre régional « Mohamed Tahar Fergani », les artistes ayant animé les spectacles dans le cadre de cet évènement à travers des wilayas du pays ont été honorés.
