Le vice-président de l’Etat de Palestine, Hussein Al-Sheikh, a salué l’adoption vendredi, par l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) d’un projet de résolution approuvant la « Déclaration de New York », sur la mise en œuvre de la solution à deux Etats et l’établissement d’un Etat palestinien indépendant.
Dans une déclaration, reprise par l’agence palestinienne de presse, Wafa, M. Al-Sheikh a indiqué que cette résolution « témoigne du soutien international aux droits du peuple palestinien et constitue une étape importante vers la fin de l’occupation et la création d’un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967, avec Al-Qods-Est pour capitale ».
M. Al-Sheikh a ajouté que la reconnaissance internationale croissante de l’Etat de Palestine, « constitue un fondement essentiel pour la sauvegarde du droit du peuple palestinien à l’autodétermination et la garantie de la solution à deux Etats, renforçant ainsi la sécurité et la stabilité régionales et internationales ».
Vendredi, 142 pays ont voté en faveur de la résolution, 10 contre et 12 se sont abstenus.
Adoptée fin juillet à l’issue de la Conférence de haut niveau de l’ONU sur le règlement de la question palestinienne, et la mise en œuvre de la solution à deux Etats, « la Déclaration de New York » plaide notamment pour la « fin de l’agression contre Ghaza », à lever immédiatement les restrictions, et ouvrir les points de passage vers l’enclave palestinienne.
Ghaza: Des sénateurs américains dénoncent le « nettoyage ethnique » mené par l’entité sioniste
Deux sénateurs américains, Chris Van Hollen et Jeff Merkley, dénoncent la politique de « nettoyage ethnique » menée par l’entité sioniste à Ghaza avec la « complicité » des Etats-Unis, plaidant pour la fin de l’agression sioniste contre l’enclave palestinienne.
De retour d’une mission au Moyen-Orient, ces sénateurs démocrates affirment que leur séjour les avait conduits à conclure que l’entité sioniste mène un plan visant à « nettoyer Ghaza de sa population palestinienne ».
Dans un rapport de 21 pages, publié suite à cette mission, Chris Van Hollen et Jeff Merkley expliquent que leur mission sur place les a menés à la « conclusion inéluctable » que »(l’entité sioniste) a imposé une punition collective aux Palestiniens, avec l’objectif de rendre leur vie insoutenable ».
« Ce qu’ils font maintenant, et ce que nous avons constaté, c’est la mise en œuvre de ces objectifs à Ghaza », a affirmé le sénateur Chris Van Hollen lors d’un point presse au Capitole, aux côtés du co-auteur du rapport, le sénateur Jeff Merkley.
Le rapport met en avant les restrictions imposées par l’entité sioniste à l’acheminement de l’aide humanitaire, le déplacement massif de 90 % de la population de Ghaza, ainsi que la mort de plus de 64 000 Palestiniens dont plus de la moitié étaient des femmes et des enfants.
Merkley affirme, quant à lui, que la stratégie sioniste repose sur deux axes principaux : « la destruction massive des habitations pour empêcher les Ghazaouis de revenir, et un effort parallèle visant à priver les Palestiniens des éléments essentiels à la vie: nourriture, eau et médicaments ».
D’ailleurs, le rapport indique que la politique sioniste, qui limite à une « poignée » les sites de distribution d’aide dans le sud de Ghaza, « est une indication claire que les opérations ont été conçues (…) pour utiliser la nourriture comme méthode de contrôle de la population », soulignant que le gouvernement sioniste a « clairement exprimé sa volonté de vider le nord de Ghaza de sa population », d’autant plus qu’il a lancé une nouvelle offensive contre Gaza-Ville.
« Nous, les Etats-Unis, sommes complices de tout cela, car nous fournissons énormément de fonds publics au gouvernement (sioniste), des bombes de 900 kg et d’autres armements.
Nous avons dit que cela devait cesser, vu ce qui se passe actuellement à Ghaza », a plaidé Van Hollen.
Nouvelle-Zélande: manifestation massive à Auckland pour dénoncer le génocide à Ghaza
Des milliers de personnes ont défilé samedi dans les rues d’Auckland, la plus grande ville de Nouvelle-Zélande pour dénoncer le génocide à Ghaza et apporter leur soutien à l’établissement d’un Etat palestinien.
Organisée à l’appel du collectif « Aotearoa for Palestine », cette manifestation baptisée « la marche pour l’humanité » a réuni plus de 50.000 personnes solidaires de la cause palestinienne.
Selon le porte-parole de ce collectif, Arama Rata, il s’agit de la plus grande marche en soutien aux Palestiniens dans le pays depuis le début de l’agression sioniste contre l’enclave palestinienne.
Lors du défilé, de nombreux manifestants brandissaient des drapeaux palestiniens et des pancartes portant des slogans appelant à ne « pas normaliser le génocide », ou exhortant les responsables de leur pays à « avoir du courage et soutenir la Palestine ».
La marche s’est déroulée sans incident et aucune arrestation n’a été signalée.
Lors de cette manifestation, « Aotearoa for Palestine » a appelé le gouvernement néo-zélandais à imposer des sanctions contre l’entité sioniste.
Le Premier ministre Christopher Luxon avait qualifié en août l’agression sioniste contre Ghaza et l’utilisation par l’occupant de la famine comme arme de guerre d' » absolument révoltants ».
D’ailleurs, la Nouvelle-Zélande reste engagée à reconnaître officiellement l’Etat palestinien.
