Le Conseil de sécurité doit voter lundi une éventuelle prorogation du mandat de la force de maintien de la paix de l’ONU dans le sud du Liban (Finul). Les 15 membres permanents et non permanents du Conseil avaient commencé la semaine dernière des discussions autour d’un projet de résolution qui vise à renouveler ce mandat des quelque 10.800 Casques bleus.
Le texte de la résolution propose de prolonger la présence de la Finul jusqu’au 31 août 2026, tout en exprimant « l’intention (du Conseil) de travailler à un retrait de la Finul, avec l’objectif que seul le gouvernement libanais assure la sécurité dans le sud » du pays. Mardi dernier, le président libanais Joseph Aoun a plaidé pour le maintien des Casques bleus car, a-t-il fait valoir, « toute limitation du mandat de la Finul aurait un impact négatif sur la situation, alors que (l’entité sioniste) continue d’occuper certaines portions du territoire libanais ». Le projet de résolution appelle les forces sionistes à se « retirer du nord de la Ligne bleue (démarcation des Nations unies établie en 2000, ndlr), y compris de cinq positions tenues en territoire libanais ».
Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, Stéphane Dujarric, a jugé « crucial » le soutien qu’a apporté la Finul à l’armée du Liban, avec l’aide au déploiement de 8.300 militaires libanais, une assistance logistique, de l’argent, du carburant et de la formation. « Nous avons toujours eu le sentiment que la présence de la Finul apportait de la stabilité le long de la Ligne bleue », a déclaré le diplomate.
