Palestine Guerre à Gaza : des tirs de l’armée israélienne font 36 morts, dont 21 près de centres de distribution d’aide humanitaire

dknews
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Le porte-parole de la défense civile a affirmé samedi qu’un quartier de Gaza ville était soumis à d’intenses bombardements depuis presque une semaine.
la défense civile palestinienne a fait état, samedi 16 août, de la mort de 36 personnes, dont des enfants, à la suite de tirs et de frappes de l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Un précédent bilan faisait état de la mort de 22 personnes. Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a affirmé qu’un quartier de Gaza-ville, située dans le nord du territoire palestinien assiégé et affamé, était soumis à d’intenses bombardements depuis presque une semaine.
« Nous estimons que plus de 50 000 personnes restent dans le quartier de Zeitoun, la plupart sans eau ni nourriture », a-t-il expliqué, en accusant Israël de « nettoyage ethnique » à Zeitoun et dans le quartier voisin de Tal al-Hawa. « Nos équipes n’ont pas accès aux blessés ».

Parmi ces 36 victimes, 21 Palestiniens ont été tués près de deux centres de distributions d’aide humanitaire dans le sud et le nord du territoire, a-t-il précisé. Six autres Palestiniens, dont trois enfants, ont péri dans deux frappes sur le camp de réfugiés de Bureij et sur la zone d’al-Mawassi. Le porte-parole s’est alarmé des opérations de l’armée israélienne dans la ville de Gaza. « Les habitants n’ont aucun endroit où se réfugier. La situation est catastrophique », a-t-il insisté. Les raids israéliens ont fait au moins 17 morts jeudi, selon la défense civile palestinienne. Parmi eux, six attendaient de recevoir de l’aide humanitaire, a affirmé le porte-parole de la défense civile, Mahmoud Bassal. La guerre dans la bande de Gaza continue de faire des victimes. La défense civile locale a fait état, jeudi 14 août, de la mort de 17 Palestiniens tués dans des raids et tirs israéliens dans l’enclave. Parmi eux, six attendaient de recevoir de l’aide humanitaire, a affirmé à l’AFP le porte-parole de la défense civile, Mahmoud Bassal.
« Les forces d’occupation israéliennes intensifient leurs raids à Zeitoun », un quartier du sud-ouest de la ville de Gaza, située dans le nord du territoire palestinien affamé et ravagé par plus de vingt-deux mois de guerre, a-t-il ajouté. L’armée n’a pas commenté ces informations dans l’immédiat. L’armée israélienne a annoncé mercredi avoir « approuvé » un nouveau plan des opérations militaires dans la bande de Gaza, où elle poursuit son offensive destructrice. Sur ordre du cabinet militaire du Premier ministre Benyamin Nétanyahou, l’armée se prépare à prendre le contrôle de la ville de Gaza et des camps de réfugiés voisins, avec le but affiché de vaincre le Hamas et de libérer les otages israéliens.

La situation humanitaire à Ghaza « dépasse toutes les limites légales et morales »

La situation humanitaire à Ghaza, où l’entité sioniste mène une sauvage agression, « dépasse toutes les limites légales et morales », a déploré la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger, se disant « très préoccupée » par l’interprétation « extrêmement permissive » du droit international humanitaire.
« Ce qui se passe actuellement à Ghaza dépasse toutes les limites légales, mais aussi morales (…) C’est l’humanité entière qui est remise en cause par rapport à ce que nous voyons à Ghaza », a-t-elle déclaré à la Radio télévision suisse (RTS).

Selon la présidente du CICR, qui dispose aujourd’hui d’environ 350 personnes sur le terrain, le comité a rapporté à de nombreuses reprises des violations du droit international dans la bande de Ghaza depuis le début de l’agression sioniste contre l’enclave palestinienne en octobre 2023. « Je suis très préoccupée par l’interprétation extrêmement permissive du droit international humanitaire » par les Etats, a déclaré l’ancienne diplomate, dénonçant aussi le fait que le secteur humanitaire soit instrumentalisé à des fins politiques et militaires. Pour renverser cette tendance « dangereuse », le CICR a lancé l’automne dernier une initiative mondiale pour tenter de mobiliser les Etats et réaffirmer le droit international humanitaire. Elle a rappelé, à ce titre, aux Etats leur responsabilité en matière de mise en œuvre du droit international humanitaire, notamment les conventions de Genève.

« Tout cela serait certainement mieux pour nous, et certainement mieux pour la population civile que nous essayons d’aider à Ghaza », a-t-elle ajouté. Pilier du droit international humanitaire, les conventions de Genève ont fêté mardi leur 76e anniversaire. Ces règles fondamentales, ratifiées par plus de 200 Etats, semblent plus que jamais bafouées par ceux mêmes qui les ont signées.
En plus de 70 ans d’existence, rarement le pilier du droit international n’aura été autant défié. La récente annonce du plan d’occupation totale de Ghaza par l’entité sioniste est le dernier exemple en date.

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