changes : Le yen au plus bas depuis 2024, plombé par la perspective d’élections anticipées au Japon

dknews
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Le yen évolue mardi à des niveaux plus vus depuis dix-huit mois face au dollar, plombé par des informations de presse évoquant la possibilité d’élections législatives au Japon dès le mois prochain.

Selon les médias locaux, Sanae Takaichi, nommée en octobre à la tête du gouvernement japonais, pourrait dissoudre la chambre basse du Parlement lors de la séance du 23 janvier. Un nouveau scrutin serait organisé par la suite.

« Cela pourrait renforcer la majorité du Parti libéral démocrate japonais » et donner « plus d’influence politique » à la Première ministre, selon Adam Turnquist, de LPL Financial.

L’adoption des projets économiques de Mme Takaichi, comme son plan de relance massif de 21.300 milliards de yens (117 milliards d’euros), pourrait ainsi être facilitée.

Si « les marchés boursiers japonais ont accueilli favorablement le programme pro-croissance de la nouvelle Première ministre », ce n’est pas le cas de la devise du pays, relève Adam Turnquist.

La possible hausse des dépenses fait grimper le coût de la dette nationale, les perspectives d’inflation, et plombe le yen, qui souffre aussi de la possible volonté de Mme Takaichi de s’opposer à des hausses des taux d’intérêt trop rapides au Japon.

« Il est possible que les autorités financières donnent leur feu vert à une intervention sur le marché des changes si la devise perd encore 1,0 % de sa valeur », estiment les analystes de Monex USA.

Vers 19H40 GMT, la monnaie nippone perdait 0,62% par rapport à la devise américaine, à 159,12 yens pour un dollar, au plus bas depuis juillet 2024.

Le billet vert grappillait pour sa part 0,15% à la monnaie unique européenne, à 1,1649 dollar pour un euro. Le marché n’a que peu réagit à la publication mardi de l’indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis en décembre, stable à 2,7% sur un an, en ligne avec les attentes des analystes.

« Rien » dans ces données « ne devrait inciter les responsables de la Fed (banque centrale américaine, ndlr) à sortir de leur phase d’attente et à privilégier une baisse de taux » lors de la réunion de janvier, estime Grégory Daco, économiste d’EY.

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