Sports collectifs : l’application du semi-professionnalisme conditionnée par la création de commissions spécialisées en marketing (responsables)

dknews
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Des responsables de fédérations nationales de sports collectifs ont estimé, mardi, que l’application du semi-professionnalisme à ces disciplines demeure tributaire de la mise en place de commissions spécialisées en marketing, une démarche à même de constituer une base adéquate pour la construction d’un tissu sportif solide, notamment chez les jeunes, en permettant le développement des clubs dans un cadre juridique organisé.

Intervenant lors du forum de la Chaîne II, organisé au Centre culturel Aissa-Messaoudi de la Radio nationale (Alger), sous le thème : « Peut-on appliquer le semi- professionnalisme aux sports collectifs en Algérie ? », le président du club de handball du HBC El-Biar, Belaid Ait Hocine, a souligné « l’importance de créer des commissions spécialisées en marketing sportif afin de développer l’activité des clubs et de bâtir une base sportive solide, en particulier chez la catégorie des jeunes ».

Le même responsable a indiqué que « le recours au marketing digital et aux réseaux sociaux a permis au HBC El-Biar d’enregistrer des résultats positifs en matière de financement et d’attirer plusieurs sponsors, même si les revenus demeurent limités par rapport aux standards internationaux ».

Avant d’ajouter : « Si la volonté, la bonne gouvernance et des institutions publiques performantes sont réunies, le semi-professionnalisme peut constituer une étape transitoire réussie vers le professionnalisme total, à condition qu’il soit appliqué dans le cadre d’une vision et d’une stratégie claires, au service du développement des sports collectifs à moyen et long termes ».

De son côté, le président de la Fédération algérienne de basket-ball, Mehdi Oucif, a expliqué que « la problématique de la gestion des clubs sportifs, ces dernières années, est restée principalement liée aux questions de responsabilité et de financement ».

Il a relevé que, malgré l’existence d’une large base englobant différentes catégories d’âge et les deux sexes, les clubs ont éprouvé de grandes difficultés à élargir leurs activités et à assurer leur stabilité financière, notamment après le recul du soutien des collectivités locales et des organismes publics, ce qui a engendré un vide financier important.

Pour sa part, l’ancien cadre du ministère de la Jeunesse et des Sports, Mokhtar Boudina, a indiqué que « l’expérience du professionnalisme a été appliquée essentiellement au football, en raison de ses spécificités économiques et organisationnelles », estimant que « la généralisation de ce modèle aux autres disciplines sportives pose de réelles problématiques en l’absence des mêmes conditions et ressources ».

S’agissant du financement, Boudina a précisé que « le soutien public est destiné principalement aux sports amateurs, dans la mesure où ils servent l’intérêt général, notamment à travers la formation, l’élargissement de la base de la pratique sportive et l’occupation du temps libre des jeunes », affirmant, à ce titre, que « les entreprises sportives professionnelles ne peuvent bénéficier des subventions publiques ».

Enfin, le même intervenant a souligné que « la législation algérienne ne reconnaît pas l’existence du club professionnel sous forme associative, distinguant clairement entre la société sportive à caractère commercial et le club sportif amateur exerçant dans le cadre d’une association à but non lucratif », appelant au respect du cadre législatif comme condition fondamentale pour l’organisation et le développement du mouvement sportif national.

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