La récente prise en charge des doléances exprimées par les transporteurs illustre, une fois de plus, la volonté affirmée des plus hautes autorités de l’État de privilégier le dialogue, l’écoute et la médiation institutionnelle comme fondements de la gouvernance publique.
Dans un contexte socioprofessionnel marqué par des tensions légitimes, cette démarche démontre que la gestion des revendications ne se limite pas à leur contenu, mais repose aussi sur la manière dont elles sont entendues et traitées.
La rencontre organisée par le président du Conseil de la nation avec les représentants des syndicats du secteur des transports s’inscrit dans cette dynamique constructive.
Elle a permis un échange franc et responsable, débouchant sur l’élaboration d’un rapport détaillé, transmis avec célérité au président de la République.
Cette rapidité d’exécution témoigne de la cohérence et de la coordination existant entre les institutions de l’État, au plus haut niveau, et confirme que les préoccupations des citoyens sont suivies avec une attention réelle.
En privilégiant la concertation, les pouvoirs publics envoient un message clair : toute revendication exprimée dans un cadre institutionnel, responsable et respectueux de l’intérêt général mérite d’être examinée sérieusement.
Cette approche a permis de rétablir un climat de confiance, condition indispensable à la reprise normale des activités dans un secteur aussi stratégique que celui des transports, pilier de la mobilité économique et sociale du pays.
Le dossier du code de la route, toujours en cours de traitement dans son processus législatif, illustre parfaitement cette capacité d’adaptation.
Appelé à être examiné par le Conseil de la nation, ce texte pourrait connaître des ajustements nécessaires, conformément à la mission constitutionnelle de cette institution qui joue un rôle de régulation, de pondération et d’équilibre au cœur de la vie publique.
Par ailleurs, la médiation institutionnelle a permis de neutraliser les tentatives de manipulation et les pressions extérieures visant à instrumentaliser des revendications pourtant légitimes.
En faisant prévaloir l’intérêt supérieur de la nation, les représentants des transporteurs ont fait preuve d’un sens élevé de responsabilité citoyenne, démontrant que la défense des droits professionnels peut aller de pair avec la préservation de la stabilité nationale.
Au-delà de ce dossier précis, cette expérience constitue un précédent porteur d’enseignements.
Elle rappelle que la cohésion sociale et l’unité nationale demeurent des acquis précieux que l’Algérie se doit de préserver face aux tentatives de déstabilisation.
L’écoute, la vigilance et la médiation apparaissent ainsi comme les meilleurs remparts pour renforcer la confiance entre les citoyens et leurs institutions et consolider la stabilité du pays.
Abed MEGHIT
