Dans le sillage de l’intervention controversée des États-Unis au Venezuela, l’ambassadeur vénézuélien auprès des Nations Unies a prononcé un discours vibrant qui résonne comme un avertissement pour la communauté internationale.
L’opération, qualifiée d’agression par Caracas, a mis en lumière les fractures profondes du droit international et soulevé des questions cruciales sur l’avenir de la souveraineté des nations.
L’ambassadeur, dont le nom n’a pas été divulgué pour des raisons de sécurité, a dénoncé avec véhémence l’action américaine, soulignant ses conséquences désastreuses sur le plan humain et les dangers qu’elle représente pour l’équilibre géopolitique mondial.
D’emblée, l’ambassadeur a fustigé l’ingérence américaine, affirmant que cette intervention constitue une violation flagrante des principes fondamentaux du droit international.
« Si un chef d’État peut être arrêté par une puissance étrangère sans mandat international, sans décision du Conseil de sécurité, alors aucun pays n’est à l’abri », a-t-il déclaré, lançant un avertissement solennel aux nations du monde.
Il a rappelé que l’absence de toute justification légale pour cette opération est un précédent dangereux, susceptible d’encourager d’autres puissances à agir de manière unilatérale et arbitraire.
Au-delà des aspects juridiques, l’ambassadeur a mis l’accent sur les conséquences humaines de l’intervention.
Il a déploré l’utilisation de moyens militaires lourds dans des zones densément peuplées, soulignant le risque élevé pour la vie des civils.
« L’usage de la force dans de telles circonstances aggrave une situation déjà fragile sur le plan économique et social », a-t-il précisé, mettant en garde contre le risque d’une catastrophe humanitaire.
L’ambassadeur n’a pas éludé la question des soutiens internationaux à l’intervention américaine.
Il a qualifié de « révélateur » le fait que seuls deux gouvernements, Israël et l’Argentine, aient ouvertement salué l’action des États-Unis.
« Ce soutien assumé à une action criminelle contraire au droit international montre jusqu’où certains sont prêts à aller pour préserver un ordre fondé sur la force », a-t-il déclaré, dénonçant une logique de deux poids, deux mesures devenue structurelle dans les relations internationales.
Il a contrasté ce soutien avec les réactions de pays attachés à un monde multipolaire et au respect du droit international, notamment la Chine, qui a fermement exigé la libération immédiate du président vénézuélien et de son épouse, soulignant une violation flagrante des normes internationales.
Selon Caracas, les justifications sécuritaires avancées par Washington ne sont qu’un prétexte.
L’ambassadeur a pointé du doigt les véritables motivations de l’agression : les ressources stratégiques du Venezuela.
« Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde, ainsi que d’importantes richesses minières.
Ce n’est un secret pour personne », a-t-il rappelé.
Il a cité des déclarations passées de Donald Trump, dans lesquelles le président américain évoquait ouvertement la possibilité de s’emparer du pétrole vénézuélien.
Pour Caracas, la lutte contre le narcotrafic invoquée par Washington n’est qu’un écran de fumée.
« Les réseaux criminels prospèrent sur le territoire américain.
Ce ne sont pas des bombardements contre des États souverains qui mettront fin.
A.M
