L’inflation aux États-Unis a poursuivi son ralentissement en novembre, avec un indice des prix à la consommation (IPC) en hausse de 2,7% sur un an, selon les chiffres publiés jeudi par le Bureau américain des statistiques du travail (BLS).
Un résultat inférieur aux attentes des marchés, qui tablaient sur une progression de 3,1%, et en léger recul par rapport aux 3% enregistrés en septembre.
L’IPC de base, qui exclut les composantes volatiles que sont l’alimentation et l’énergie, a également marqué un fléchissement, s’établissant à 2,6% en glissement annuel.
Toutefois, les économistes appellent à la prudence dans l’interprétation de ces données, en raison de l’absence des statistiques d’octobre 2025, qui empêche toute comparaison mensuelle fiable.
Cette évolution intervient dans un contexte économique toujours marqué par de fortes incertitudes.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a récemment abaissé son taux directeur de 25 points de base, ramenant la fourchette cible des fonds fédéraux à 3,5-3,75%, tout en soulignant que « l’incertitude quant aux perspectives économiques reste élevée ».
Parallèlement, le marché du travail montre des signes de tension.
Mardi dernier, le BLS a annoncé une hausse du taux de chômage à 4,6% en novembre, son niveau le plus élevé depuis octobre 2021.
Le nombre de chômeurs est passé de 7,1 à 7,8 millions en un an, alimentant les inquiétudes sur un possible ralentissement plus marqué de l’économie américaine.
Dans ce contexte, la trajectoire future de l’inflation reste incertaine et dépendra largement de l’évolution de l’emploi, de la consommation et des décisions de politique monétaire à venir.
R.E
