Le dialogue social s’apprête à connaître une nouvelle étape en Algérie.
Le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Amar Takdjout, a annoncé la tenue d’une réunion tripartite avant la fin de l’année en cours, un rendez-vous attendu qui réunira les représentants du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, les organisations patronales et le partenaire syndical.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par la nécessité d’adapter le cadre législatif du travail aux mutations économiques et sociales en cours.
Dans une déclaration accordée au quotidien Horizons, Amar Takdjout a précisé que l’ordre du jour de cette tripartite sera principalement consacré à une réflexion approfondie autour de la loi du travail.
Selon lui, il s’agit d’engager un débat responsable et constructif sur un texte fondamental qui régit les relations professionnelles et constitue l’un des piliers de la stabilité sociale et économique du pays.
Cette réflexion vise à prendre en compte les évolutions du monde du travail, les attentes des travailleurs et les exigences de compétitivité des entreprises.
La tripartite sera également l’occasion d’ouvrir un chantier important relatif à la loi 23-02 encadrant l’exercice syndical.
Révisée en 2023, cette loi fera l’objet d’un état des lieux approfondi afin d’évaluer son application sur le terrain.
Le secrétaire général de l’UGTA a souligné que les discussions porteront aussi bien sur les acquis que sur les contraintes et les insuffisances constatées dans la pratique.
L’objectif est de corriger les imperfections relevées et d’améliorer le cadre juridique afin de garantir un exercice syndical efficace, responsable et conforme aux principes du dialogue social.
Amar Takdjout s’exprimait en marge de l’assemblée générale élective du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), tenue au Centre international des conférences à Alger.
Sa présence à cet événement n’est pas fortuite.
Elle traduit, selon ses propres termes, la volonté affirmée de l’UGTA de renforcer le dialogue avec les partenaires économiques et, en particulier, avec les organisations patronales.
Pour le SG de la centrale syndicale, syndicats et employeurs partagent des objectifs communs, notamment celui de promouvoir un climat social apaisé et une organisation plus efficiente au sein des entreprises.
Le responsable syndical a rappelé que ce dialogue s’inscrit dans une dynamique plus large, dépassant le cadre national.
L’UGTA et les confédérations patronales se retrouvent régulièrement au sein d’instances régionales, continentales et internationales, telles que l’Organisation internationale du travail et l’Organisation arabe du travail.
Ces espaces de concertation permettent d’échanger les expériences, d’harmoniser les positions et de défendre les intérêts du monde du travail dans un environnement économique globalisé.
À travers l’annonce de cette tripartite, l’UGTA réaffirme son rôle d’acteur central du dialogue social en Algérie.
Dans un contexte de réformes économiques et de transformation du tissu productif, cette rencontre apparaît comme un moment clé pour consolider les équilibres sociaux, moderniser le cadre juridique du travail et renforcer la confiance entre les partenaires sociaux, au service d’un développement durable et inclusif.
R.N
