Le Venezuela a vivement accusé Trinité-et-Tobago d’avoir participé à l’arraisonnement et à la saisie d’un pétrolier vénézuélien par les États-Unis, un incident survenu le 10 décembre au large des côtes du pays.
L’accusation a été formulée lundi dans un communiqué officiel diffusé par la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez, également ministre du Pétrole.
Selon Caracas, le gouvernement de Trinité-et-Tobago aurait joué un rôle actif dans ce que les autorités vénézuéliennes qualifient de « vol du pétrole vénézuélien », orchestré par l’administration américaine.
La saisie du navire avait déjà été dénoncée par le Venezuela comme un « acte de piraterie internationale ».
Dans son communiqué, Mme Rodríguez affirme que cet acte constitue une violation grave du droit international, portant atteinte aux principes fondamentaux de libre navigation et de libre commerce.
Elle accuse Washington de mener une politique d’agression économique systématique contre le Venezuela, avec la complicité de certains pays de la région.
Cette nouvelle escalade verbale intervient dans un contexte de relations déjà tendues entre Caracas et Washington, marqué par des sanctions économiques et des différends diplomatiques persistants.
L’implication présumée de Trinité-et-Tobago pourrait également fragiliser les équilibres régionaux dans les Caraïbes.
Le gouvernement vénézuélien n’a pas précisé les mesures qu’il compte prendre en réponse, mais a laissé entendre que des actions diplomatiques et juridiques pourraient être engagées.
Cet épisode illustre une fois de plus la complexité et la sensibilité des enjeux énergétiques et géopolitiques dans la région.
R.E
