L’Association nationale scientifique des jeunes pour la découverte de la nature (ANSJDN) organise à Ouargla une importante rencontre nationale consacrée à la formation et à l’information des encadreurs sur le rôle des jeunes dans la protection de l’environnement.
Cet événement réunit, du 24 au 26 du mois en cours, des éducateurs, des spécialistes, des enseignants et des représentants d’institutions partenaires dans une démarche ambitieuse visant à consolider l’engagement de la jeunesse face aux défis climatiques contemporains.
Cette manifestation se déroule à l’Institut national de formation des cadres de la jeunesse de Ouargla, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, le groupe Sonelgaz et l’université « Kasdi Merbah ».
Selon le président de l’ANSJDN, Ferhat Bouzennoun, la formation s’adresse à au moins un encadreur par wilaya ayant déjà plusieurs années d’expérience, afin de leur fournir les outils nécessaires pour devenir à leur tour des relais efficaces auprès des jeunes.
Le programme, riche et structuré, comprend des communications scientifiques, des ateliers pratiques, des sorties de terrain et des visites guidées permettant de lier théorie et pratique.
Pour Bouzennoun, l’enjeu principal est d’armer les encadreurs de connaissances scientifiques solides et de méthodes pédagogiques adaptées.
Les thèmes abordés couvrent un large spectre : protection de la faune et de la flore, changements climatiques, raréfaction de l’eau, désertification, énergies renouvelables, pollution plastique, préservation des forêts et des écosystèmes marins, entre autres. Les enseignants-chercheurs mobilisés apportent un contenu scientifique fiable et actualisé, essentiel pour sensibiliser une jeunesse de plus en plus curieuse, engagée et soucieuse de comprendre les phénomènes qui affectent son avenir.
L’ANSJDN, forte de près de 35 années d’expérience, affirme vouloir bâtir une stratégie durable fondée sur l’éducation, la science et la mobilisation citoyenne.
Pour Bouzennoun, la jeunesse algérienne a développé une véritable prise de conscience écologique, notamment face à la multiplication des feux de forêts, aux épisodes de sécheresse, aux inondations et aux hausses de température qui affectent le pays.
Selon lui, la meilleure façon de répondre à ces défis est de former un réseau national de volontaires capables d’intervenir, de sensibiliser et d’initier des actions de grande envergure en fonction des besoins de chaque région.
La rencontre d’Ouargla s’inscrit ainsi dans une démarche à la fois éducative et pragmatique.
Elle vise à créer une génération d’animateurs spécialisés, capables de s’adresser aux jeunes dans un langage clair, précis et scientifiquement fondé.
L’association insiste sur la nécessité de disposer d’arguments crédibles pour répondre aux interrogations des adolescents et étudiants, de plus en plus informés grâce aux réseaux sociaux et aux plateformes numériques.
Un encadrement de qualité doit pouvoir leur offrir des réponses exactes, cohérentes et contextualisées.
Parmi les projets futurs, l’ANSJDN ambitionne de créer un centre national pédagogique dédié à l’éducation environnementale, à la conception de projets scientifiques et à la formation des volontaires. Ce centre, qui rassemblerait chercheurs, étudiants, associations et passionnés, deviendrait un espace d’échange et d’innovation consacré aux problématiques climatiques et écologiques.
Bouzennoun espère également organiser des concours nationaux pour sélectionner les meilleurs projets écologiques proposés par les jeunes, qui pourraient ensuite représenter l’Algérie lors de rencontres internationales.
L’association, présente dans plusieurs wilayas, adapte ses activités aux spécificités locales.
Dans le Sud, les programmes portent sur la préservation des oasis, des nappes phréatiques et de la faune désertique. Dans les régions montagneuses comme la Kabylie ou les Aurès, les efforts se concentrent sur la lutte contre les incendies et la sauvegarde des massifs forestiers. Sur le littoral, l’association mène des campagnes de sensibilisation contre la pollution plastique et œuvre à la protection de l’écosystème marin.
À travers cette rencontre nationale, l’ANSJDN confirme son engagement envers une vision éducative, scientifique et citoyenne de la protection de l’environnement.
Elle contribue à bâtir une conscience écologique durable, à renforcer le rôle de la jeunesse et à inscrire l’Algérie dans une démarche moderne, responsable et résolument tournée vers l’avenir. Grâce à cette dynamique, les encadreurs formés à Ouargla deviendront les ambassadeurs d’une nouvelle approche environnementale fondée sur la science, la pédagogie et la mobilisation nationale.
R.L
