Les débats autour du projet de loi de finances 2026 (PLF 2026) ont animé, dimanche, les travées de l’Assemblée populaire nationale. Sous la présidence de M. Brahim Boughali, les députés ont longuement échangé sur les orientations économiques et sociales inscrites dans ce texte stratégique, présenté plus tôt par le ministre des Finances, M. Abdelkrim Bouzred. Au cœur des interventions : l’exigence d’une mise en œuvre efficace des projets programmés et l’optimisation des ressources pour stimuler la croissance, réduire les disparités et améliorer les conditions de vie des citoyens.
De nombreux députés ont salué les efforts du gouvernement pour maintenir les équilibres macroéconomiques tout en protégeant le pouvoir d’achat, conformément aux instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Le député Riad Hanachi (FLN) a notamment salué la cohérence du texte, qui concilie la rationalisation budgétaire et la solidarité nationale, à travers le plafonnement des prix des produits de base et la poursuite de la politique de soutien aux revenus modestes. Il a également insisté sur la nécessité d’accompagner les mesures économiques par des études d’impact social et la création d’indicateurs de performance, pour ancrer une véritable culture d’évaluation et garantir l’efficacité des dépenses publiques.
Dans cette optique, plusieurs intervenants ont proposé la création d’un Conseil national de prévision financière, chargé d’analyser les tendances économiques et de proposer des scénarios adaptés aux fluctuations internationales. Le député Azzedine Zehouf (MSP) a, quant à lui, souligné l’importance de la maîtrise des délais et des coûts de réalisation, plaidant pour un système statistique national fiable permettant d’anticiper les besoins et d’évaluer les performances. La question de la numérisation a occupé une place centrale dans les débats : de nombreux députés ont appelé à la généralisation de la digitalisation dans les services fiscaux, douaniers et commerciaux, en vue d’améliorer la transparence et de renforcer la lutte contre l’évasion fiscale. Le député Zakarya Bedroune (FLN) a mis en avant l’importance d’un accès facilité au foncier pour les investisseurs, estimant que cette mesure représente un levier essentiel pour dynamiser le tissu productif et favoriser la création d’emplois. Pour sa part, le député Seddik Bakhouche (FLN) a souligné la nécessité de drainer davantage d’investissements, notamment dans les industries pétrochimiques, afin de diversifier les sources de revenus et réduire la dépendance aux hydrocarbures. Cette plénière, marquée par des échanges constructifs, a démontré la volonté des représentants du peuple d’accompagner les réformes économiques engagées par le gouvernement.
Tous ont insisté sur la rigueur, la transparence et la bonne gouvernance comme conditions essentielles pour concrétiser la vision du président de la République d’une Algérie émergente, résiliente et socialement équilibrée. Le PLF 2026, au-delà des chiffres et des équilibres financiers, se présente ainsi comme un instrument clé pour traduire sur le terrain les ambitions d’une relance économique durable et inclusive, au service du développement national.
R.N
