L’atelier national sur la géologie, dont les travaux ouverts jeudi dernier, se poursuivent samedi à Beni-Abbes, avec pour principal objectif de dresser un bilan des réalisations en matière de recherches géologiques en Algérie, a indiqué le directeur du comité de direction de l’Agence nationale du service de géologie d’Algérie (AGSA), Karim Mokhtar. Il vise aussi à définir les perspectives d’avenir pour répondre aux attentes de l’Etat dans son importante démarche de valorisation du secteur minier et attirer les investisseurs nationaux et étrangers dans les domaines de la prospection et de l’exploitation minière, a précisé Karim Mokhtar.
De même que cette rencontre témoigne de l’intérêt que l’Etat porte aux géosciences, à la recherche et à l’innovation dans les domaines de la géologie et des mines, a-t-il expliqué.
L’organisation de cet atelier, inscrite dans le cadre des missions confiées à l’AGSA, s’aligne également avec la feuille de route élaborée par le Gouvernement pour le secteur minier, et vise également à mobiliser la participation de l’ensemble des académiciens, experts et spécialistes nationaux, dans le cadre de la nouvelle dynamique que connaît actuellement le secteur minier dans le pays, selon la même source.
De son côté, la professeure et experte en géologie Yasmina Chayad Saoudi, de l’université d’Alger, a souligné que cette rencontre « nous permettra à l’avenir d’intensifier la connaissance profonde des différentes couches géologiques à travers le pays, leur histoire et leurs potentiels en ressources minières et se concerter pour déterminer les actions à entreprendre en matière de recherche, prospection et exploitations des minerais au titre des opérations de développement du secteur minier ».
Le choix de la wilaya de Beni Abbes pour abriter cet atelier national s’explique par le fait qu’elle constitue un centre et une école de géologie à travers son centre de recherche scientifique et technique sur les régions arides, qui a reçu en formation plusieurs générations de géologues, indique le professeur Najari Ahmed, de l’université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB) de Bab Ezzouar (Alger), et expert-consultant de l’AGSA.
Les travaux de cet atelier se sont poursuivis samedi par la présentation d’une dizaine de communications sur la géologie du bassin saharien, suivies de débats avec la participation de cadres du secteur des hydrocarbures et des mines, ainsi que de chercheurs et universitaires des représentants du groupe public Sonarem.
Une sortie scientifique sur le terrain dans les régions d’Ougarta et de Marhouma est prévue lundi lors de la dernière journée des travaux de cet atelier. Elle portera sur l’étude de l’évolution géologique de la chaîne de l’Ougarta et sera suivie par la publication de monographies scientifiques rassemblant les principaux résultats et les recommandations des participants à cette rencontre nationale.
