Football algérien : Walid Sadi hausse le ton et appelle à une révolution du management des clubs de Ligue 1

dknews
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Centre technique national de Sidi Moussa (Aller) : L’avenir du football algérien se jouera autant sur le terrain qu’en dehors. C’est le message fort qu’a lancé le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Walid Sadi, lors de l’ouverture de la session ordinaire du bureau fédéral tenue au Centre technique national de Sidi Moussa. Face aux défis qui attendent les clubs professionnels et les sélections nationales, le premier responsable de la FAF a mis l’accent sur un point crucial : sans une gouvernance moderne et un management rigoureux, aucune ambition sportive ne pourra se concrétiser.

La performance ne se limite pas aux 90 minutes de jeu

Dans un discours empreint de lucidité, Walid Sadi a rappelé que le succès d’un club ne se réduit pas au talent de ses joueurs ou à la compétence de son staff technique. « La véritable réussite s’appuie également sur la qualité du management et de la gouvernance », a-t-il martelé. Pour lui, un club qui aspire à briller sur la scène nationale et internationale doit être géré comme une véritable entreprise sportive : transparente, stable et performante.

La Coupe du Monde 2026 comme cap majeur

Au-delà de la gestion interne des clubs, le président de la FAF a aussi évoqué l’horizon international. L’objectif phare reste la qualification de l’équipe nationale à la Coupe du Monde 2026. Un projet ambitieux qui ne pourra aboutir, selon lui, que si l’ensemble des acteurs du football algérien – fédération, clubs et instances de contrôle – avancent dans la même direction. La FAF ne compte pas se contenter de recommandations. Walid Sadi a assuré que la Fédération poursuivra son accompagnement pour aider les clubs à franchir le cap vers une gestion professionnelle et durable. Mais il a également prévenu : la transition vers une gouvernance solide n’est pas une option, mais une obligation. « L’amélioration du management est le seul moyen de construire des projets sportifs et économiques viables, de rivaliser avec les grandes équipes internationales et surtout de répondre aux attentes d’un public qui rêve de voir son club atteindre les sommets », a insisté le président.

Le rôle clé du contrôle de gestion

Dans cette dynamique, le département de contrôle de gestion des clubs sera au cœur du dispositif. Sa mission : veiller à l’équilibre financier, assurer la transparence administrative et responsabiliser les dirigeants. Car, selon Sadi, les dérives financières «  dettes excessives, dépenses incontrôlées » sont les véritables ennemies de la stabilité des clubs. Le président de la FAF n’a pas mâché ses mots. Des mesures fermes seront prises à la fin de la saison contre les clubs qui n’auront pas entrepris les efforts nécessaires pour améliorer leur gouvernance et leur situation financière. « Nous ne pouvons plus tolérer que des clubs fragilisent l’ensemble du football algérien par une gestion hasardeuse », a-t-il averti.

Un tournant décisif pour le football national

Cette sortie de Walid Sadi résonne comme un appel à un véritable changement de culture au sein des clubs. Le football moderne ne se gagne plus uniquement sur la pelouse, mais aussi dans les bureaux, par une organisation solide, une transparence irréprochable et une vision claire. Les supporters, premiers concernés, attendent désormais que leurs dirigeants soient à la hauteur de cette nouvelle exigence. À travers ce discours, la FAF trace la voie d’un football algérien plus ambitieux, plus structuré et mieux armé pour affronter les défis du professionnalisme. Reste à savoir si les clubs répondront présent à cet appel à la responsabilité. Car l’avenir du ballon rond national, et les rêves de Coupe du Monde 2026, en dépendent largement.

ABED  MEGHIT

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