L’Algérie renforce sa présence au sein des grandes instances sanitaires internationales à travers la participation de Kamel Sanhadji, président de Agence nationale de sécurité sanitaire, aux travaux de la 79e Assemblée mondiale de la santé organisée à Genève, en Suisse.
Cette rencontre internationale de haut niveau, qui se déroule du 18 au 23 mai, constitue l’un des plus importants rendez-vous mondiaux consacrés aux enjeux de santé publique et de sécurité sanitaire.
La participation algérienne s’inscrit dans le cadre de la volonté des autorités nationales de renforcer la coopération sanitaire internationale et de suivre les évolutions mondiales liées aux systèmes de santé, à la prévention des risques sanitaires et à la gestion des urgences médicales.
À travers sa présence au sein de la délégation officielle algérienne, l’Agence nationale de sécurité sanitaire confirme son engagement en faveur d’une action coordonnée et efficace dans le domaine de la santé publique.
Les travaux de cette 79e Assemblée mondiale de la santé réunissent les États membres autour de plusieurs dossiers stratégiques liés aux priorités sanitaires internationales.
Les discussions porteront notamment sur la couverture sanitaire universelle, les soins de santé primaires, la prévention des maladies transmissibles et non transmissibles ainsi que les défis liés à la santé mentale et aux programmes mondiaux de vaccination à l’horizon 2030.
Les participants examineront également plusieurs questions liées aux urgences sanitaires internationales, notamment la préparation face aux pandémies, l’application du Règlement sanitaire international, la lutte contre la poliomyélite et le renforcement des capacités de réaction face aux crises sanitaires mondiales.
Les débats aborderont aussi la question de la résistance aux antimicrobiens et les stratégies internationales visant à améliorer la qualité des produits médicaux et des systèmes de contrôle sanitaire. L’Assemblée mondiale de la santé constitue également un espace d’échange autour des nouvelles technologies appliquées au secteur médical, notamment la santé numérique, la gouvernance des données sanitaires et l’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes de santé modernes.
Ces transformations technologiques représentent aujourd’hui des enjeux majeurs pour les États souhaitant moderniser leurs infrastructures sanitaires et améliorer la qualité des soins.
Les discussions prévues à Genève porteront par ailleurs sur plusieurs questions humanitaires et sanitaires sensibles, notamment la situation sanitaire en Palestine et dans les territoires occupés, ainsi que les défis liés à l’accès équitable aux soins dans différentes régions du monde.
À travers cette participation, l’Algérie confirme son intérêt pour les grands débats internationaux relatifs à la résilience des systèmes de santé et à la coopération multilatérale dans le domaine sanitaire.
Les autorités nationales cherchent à renforcer l’échange d’expertises et à tirer profit des expériences internationales afin d’améliorer davantage les politiques de prévention, de gestion des risques et de sécurité sanitaire.
Cette présence algérienne à Genève traduit également la volonté du pays de consolider son rôle au sein des mécanismes internationaux de santé publique et de contribuer activement aux réflexions mondiales portant sur l’avenir des systèmes sanitaires face aux nouveaux défis internationaux.
Par Abed Meghit
