Examens du BEM et du Baccalauréat :  L’ANIRA appelle les médias audiovisuels à une couverture responsable au service des élèves et des familles

dknews
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À l’approche des examens du Brevet d’enseignement moyen et du Baccalauréat, deux échéances majeures qui mobilisent chaque année des centaines de milliers de candidats à travers le pays, l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel a lancé un appel fort en direction des établissements audiovisuels afin d’encourager une couverture médiatique responsable, professionnelle et respectueuse des droits des élèves. Dans un communiqué rendu public, l’Autorité a insisté sur la nécessité de privilégier une approche fondée sur l’éthique, la sérénité et la protection psychologique des candidats, loin des pratiques sensationnalistes et de la recherche effrénée de l’audience.

Cette intervention intervient dans un contexte où les examens officiels représentent un moment particulièrement sensible pour les élèves et leurs familles. Entre pression psychologique, attentes sociales et stress lié à l’importance de ces échéances scolaires, les candidats ont besoin d’un environnement apaisé et d’un accompagnement médiatique constructif capable de renforcer leur confiance plutôt que d’alimenter l’anxiété. Dans ce cadre, Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel a rappelé que les médias audiovisuels jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des efforts déployés par les pouvoirs publics pour garantir le bon déroulement des examens. L’Autorité a appelé l’ensemble des chaînes et services audiovisuels à contribuer positivement à la réussite de ce rendez-vous national en diffusant des contenus responsables et adaptés à la sensibilité de cette période.

Le communiqué souligne également que certaines pratiques observées lors des précédentes sessions ont suscité de vives préoccupations, notamment les interviews réalisées avec des élèves mineurs à la sortie des centres d’examen. Selon l’Autorité, ces comportements constituent des dépassements incompatibles avec les dispositions réglementaires encadrant l’activité audiovisuelle ainsi qu’avec les lois relatives à la protection de l’enfant. L’ANIRA a rappelé que le respect des droits des mineurs relève à la fois d’une obligation légale et d’un devoir moral. Elle a insisté sur la nécessité de préserver la dignité, l’intégrité psychologique et l’équilibre émotionnel des enfants face à des situations médiatiques pouvant avoir des conséquences négatives sur leur état mental ou leur image sociale. L’Autorité a particulièrement mis en garde contre les risques liés à l’exposition excessive des mineurs dans les médias et sur les plateformes numériques. Les interviews improvisées, les réactions émotionnelles filmées à chaud ou encore la diffusion de contenus susceptibles de provoquer des moqueries ou du cyberharcèlement peuvent avoir un impact durable sur les candidats, surtout dans un environnement numérique où les images circulent rapidement et de manière incontrôlable. Dans cette perspective, l’ANIRA a rappelé l’obligation stricte d’obtenir l’autorisation explicite du tuteur légal avant toute apparition médiatique d’un mineur ou toute réalisation d’entretien avec lui. Cette exigence s’inscrit dans le cadre des textes législatifs en vigueur protégeant les droits de l’enfant et imposant aux professionnels des médias le respect de l’intérêt supérieur du mineur dans toutes les situations. L’Autorité a également exhorté les établissements audiovisuels à abandonner les approches basées sur le sensationnalisme, la dramatisation ou la quête d’images émotionnelles destinées à attirer l’audience. Elle a plaidé pour un traitement médiatique équilibré mettant en avant les valeurs de soutien, d’encouragement et de respect des candidats. Au-delà de l’aspect réglementaire, cet appel traduit la volonté des autorités de promouvoir une culture médiatique davantage consciente de son rôle éducatif et social. Les médias sont aujourd’hui appelés à participer activement à la diffusion d’un climat de confiance et de sérénité autour des examens, en valorisant les efforts des élèves et en évitant toute pratique susceptible de perturber leur concentration ou leur équilibre psychologique. L’ANIRA a enfin assuré qu’elle suivrait avec vigilance l’ensemble des contenus diffusés durant cette période sensible et qu’elle n’hésiterait pas à intervenir dans le cadre des prérogatives que lui confère la loi afin de préserver les droits des candidats et le bon déroulement des examens officiels. À travers cette démarche, les autorités audiovisuelles rappellent que le professionnalisme médiatique ne se mesure pas uniquement à l’audience, mais aussi à la capacité des médias à protéger les citoyens, particulièrement les plus jeunes, et à contribuer à la cohésion sociale dans les moments déterminants de la vie nationale.

Abed MEGHIT 

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