L’Algérie et l’Angola ont franchi, lundi à Alger, une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations bilatérales avec la volonté clairement affichée de bâtir un partenariat stratégique global fondé sur la complémentarité économique, la coopération politique et la convergence des visions africaines.
La visite d’Etat effectuée en Algérie par le président angolais, Joao Lourenço, a donné lieu à des entretiens approfondis avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, marqués par une forte volonté politique de hisser les relations entre les deux pays à un niveau supérieur.
Dans une déclaration conjointe à la presse, le président Tebboune a souligné que cette visite constitue une opportunité majeure pour consolider les liens historiques unissant Alger et Luanda et ouvrir la voie à une coopération multidimensionnelle durable.
Le chef de l’Etat a insisté sur le fait que les discussions ont permis de dresser un état des lieux exhaustif des relations bilatérales tout en traçant de nouvelles perspectives de partenariat dans des secteurs stratégiques à forte valeur ajoutée.
Le président de la République a rappelé que les relations entre l’Algérie et l’Angola plongent leurs racines dans une histoire commune de lutte contre le colonialisme et de défense des causes africaines.
Il a affirmé que cette mémoire partagée continue aujourd’hui d’alimenter une vision commune fondée sur la solidarité, le respect de la souveraineté des Etats et la promotion d’une Afrique forte, indépendante et économiquement intégrée.
Au cœur des discussions figurait la nécessité d’intensifier les échanges économiques et techniques dans plusieurs domaines prioritaires.
Les deux chefs d’Etat ont convenu de renforcer leur coopération dans les hydrocarbures, l’agriculture, l’industrie pharmaceutique, les énergies renouvelables, la numérisation, la santé, la formation et les technologies modernes.
L’accent a également été mis sur le transfert d’expertise et le développement des compétences à travers des mécanismes institutionnels pérennes, notamment la Commission mixte bilatérale et le Conseil d’affaires conjoint.
Dans cette dynamique, les présidents Tebboune et Lourenço ont coprésidé la cérémonie de signature d’une série d’accords et de mémorandums d’entente couvrant des secteurs stratégiques.
Ces accords traduisent une volonté concrète de transformer les ambitions politiques en projets opérationnels capables de stimuler les investissements, de favoriser les échanges commerciaux et de consolider la coopération technique entre les deux pays.
Parmi les accords signés figurent notamment un accord de coopération dans le domaine du pétrole et du gaz, un mémorandum d’entente entre l’Agence algérienne de promotion de l’investissement et son homologue angolaise, ainsi que des conventions portant sur la formation professionnelle, les ressources en eau, les télécommunications, les technologies de l’information et la coopération diplomatique.
La coopération a également été élargie aux secteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, des sciences et de l’innovation, en plus de l’industrie pharmaceutique, de la santé animale, des mines et du transport aérien.
Cette diversification des partenariats illustre la volonté des deux capitales de bâtir une coopération équilibrée et durable, tournée vers les besoins réels du développement africain.
Le président Tebboune a réaffirmé, à cette occasion, la disponibilité de l’Algérie à accompagner l’Angola dans ses efforts de développement, notamment à travers la formation des cadres et le partage d’expériences dans plusieurs domaines techniques et institutionnels.
Il a également insisté sur l’importance de renforcer l’intégration africaine par des partenariats Sud-Sud efficaces capables de répondre aux défis économiques et géopolitiques auxquels le continent est confronté.
Cette visite d’Etat apparaît ainsi comme un tournant significatif dans les relations algéro-angolaises, avec l’ambition commune de faire émerger un axe de coopération africain fondé sur l’investissement, la solidarité et la valorisation des capacités du continent.
Abed MEGHIT
