Torticolis : à quoi c’est dû ?

dknews
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Tout le monde ou presque a déjà eu un torticolis au cours de sa vie. Douloureux, il peut devenir handicapant au quotidien. Alors à quoi est-il dû et comment le soigner ?

Un torticolis, qu’est-ce que c’est ?
Le torticolis est une affection bénigne et très fréquente. Lié à la contracture de certains muscles du cou, il se manifeste par une douleur et une gène au niveau des mouvements du cou et de la tête.
Ces symptômes sont généralement localisés au niveau du plus gros muscle du cou : le sterno-cléido-mastoïdien. Mais la douleur peut parfois irradier vers le dos et les épaules. Dans certains cas peu fréquents, le torticolis peut se ressentir jusqu’aux mains et aux doigts.

Comment se déclenche un torticolis ?
Le torticolis survient généralement après un mouvement brusque du cou, un problème ligamentaire ou vertébral ou une mauvaise position au sommeil.
Il peut aussi subvenir suite à une infection (état grippal, infection des dents, de la gorge…).
La plupart du temps, il apparaît le matin au réveil.
Qui est concerné par le torticolis ?
Tout le monde peut être concerné par le torticolis. Les personnes ayant eu un accident de la route sont parfois plus sujettes aux torticolis que les autres. Les femmes seraient également plus touchées par le torticolis que les hommes, tout comme les personnes âgées de 30 à 60 ans.
Comment soigner un torticolis ?
Le meilleur des traitements pour venir à bout d’un torticolis est le repos. Pour soulager la douleur, vous pouvez aussi appliquer localement une pommade décontracturante ou anti-inflammatoire. La prise d’aspirine et d’anti-inflammatoires par voie orale peuvent également soulager la douleur, alternés avec des décontracturants. L’application de compresses chaudes (bouillotte, écharpe…) permet enfin de décontracter les muscles du cou. Grâce à ces traitements simples, un torticolis disparaît habituellement spontanément en quelques jours.

Que faire si le torticolis ne disparaît pas ?
Dans certains cas, le torticolis peut cacher une autre affection : maladie inflammatoire, neurologique, tumorale ou infectieuse… Lorsque le torticolis ne disparaît pas, ou s’il revient de façon répétée, il s’avère donc nécessaire de faire un bilan médical plus complet. N’hésitez pas à prendre rendez-vous chez votre médecin, notamment si votre torticolis s’accompagne de fièvre. Celui-ci vous proposera peut être de réaliser une radio (parfois une IRM, voire une prise de sang) afin de comprendre l’origine de votre torticolis et de prendre les mesures nécessaires.

Comment éviter le torticolis ?
Si vous êtes particulièrement sujet aux torticolis, certains réflexes peuvent vous aider à l’éviter. Couvrez-vous le cou en cas de froid à l’aide d’une écharpe, adoptez une position de travail ergonomique pour éviter d’avoir le cou « cassé » (bureau et chaise à bonne hauteur), optez pour un oreiller confortable voire ergonomique, regardez la télévision face à l’appareil et non pas sur le côté et évitez de tenir votre téléphone portable entre l’épaule et l’oreille lorsque vous téléphonez : ces bons réflexes devraient vous permettre de prévenir la survenue du torticolis.

En cas de contracture, on apaise la douleur grâce à la chaleur

Lorsqu’on souffre de courbatures, contractures ou de crampes, ou encore d’un torticolis, d’un mal de dos et d’un lumbago, il faut s’orienter vers une source de chaleur pour apaiser la douleur. « En aucun cas, lorsqu’il y a risque de saignement pour ne pas favoriser la coagulation », insiste Romuald Abadie, kinésithérapeute.

QU’EST-CE QUI ME SOULAGE DANS LA CHALEUR ?

  • La détente musculaire
    La thérapie par la chaleur, appelée aussi thermothérapie, a elle aussi plus d’un atout. Tout d’abord, elle augmente la circulation du sang grâce à la dilatation des vaisseaux sanguins (vasodilatation). Elle favorise ainsi une meilleure oxygénation des muscles et le transport de substances nutritives (glucides et lipides) pour détendre les groupes musculaires.
  • L’amélioration du flux sanguin
    L’augmentation du flux sanguin permet d’évacuer les toxines à l’origine des courbatures et contractures musculaires. Enfin, la chaleur a un pouvoir décongestionnant : elle détend les muscles contractés, ce qui atténue la douleur.

COMMENT JE PROCÈDE ?
J’utilise…
Un coussin thermique : pour le réchauffer, on place le coussin dans une eau chaude (maxi 60 °C) pendant au maximum 5 minutes, ou au four à micro-ondes à 480 watts pendant quelques minutes. Puis on le sèche et on l’entoure d’un linge sec avant de l’appliquer sur la zone douloureuse. Son effet dure environ 20 minutes. à renouveler 1 ou 2 fois par jour, pendant 3 jours.
Un patch auto chauffant : grâce à des alvéoles (à base de charbon actif, de poudre de fer…) qui agissent au contact de l’air, il maintient une température constante de la peau à 40 °C, durant environ 8 heures. Il aide à dénouer le cou, les trapèzes ou le bas du dos. On applique un patch par jour jusqu’à disparition de la douleur, sans dépasser 2 à 3 jours de traitement. « Mieux vaut ne pas les appliquer la nuit pour ne pas risquer de se brûler la peau », conseille notre expert.Par ailleurs, la pose d’un patch chauffant ne dispense pas d’une visite chez le médecin si la douleur persiste.

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