À l’approche de l’Aïd El Adha et de la saison estivale, période marquée par une forte demande en eau, les autorités publiques renforcent leur vigilance afin de garantir un service continu et de qualité à travers l’ensemble du territoire national. À ce titre, le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a présidé une série de réunions stratégiques consacrées à l’évaluation et à l’optimisation du secteur. Ces rencontres, organisées par visioconférence avec les responsables locaux et les gestionnaires des infrastructures hydrauliques, ont permis de dresser un état des lieux précis des dispositifs en place. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les différents intervenants, considérant que l’amélioration des performances sur le terrain nécessite une réactivité immédiate et une communication permanente entre les organismes concernés.
Dans ce contexte, l’accent a été mis sur la continuité du service public de l’eau, tant en matière d’approvisionnement en eau potable que d’assainissement. Le défi est de taille, notamment durant les périodes de forte consommation, où les réseaux sont soumis à une pression accrue. Le ministre a ainsi appelé à une gestion rationnelle des ressources hydriques, fondée sur l’anticipation et la réactivité. Parmi les priorités évoquées figure également l’amélioration de la qualité du service rendu aux citoyens. Cela passe notamment par une intervention rapide en cas de pannes ou de fuites, ainsi que par une meilleure organisation des programmes de distribution. La régularité et la stabilité de l’approvisionnement sont désormais considérées comme des indicateurs essentiels de performance. Dans une démarche de transparence, les responsables locaux ont été invités à informer régulièrement les citoyens à travers les médias locaux et les pages officielles sur les réseaux sociaux, afin de garantir une communication efficace et de renforcer la confiance des usagers envers le service public. Par ailleurs, le ministre a ordonné l’élaboration de plans d’urgence adaptés aux spécificités de chaque région. Ces dispositifs doivent permettre une mobilisation optimale des moyens disponibles, notamment les puits et les stations de pompage, afin de répondre efficacement aux besoins croissants. L’objectif est d’éviter toute perturbation majeure du service, en particulier durant les périodes sensibles. Un autre axe majeur concerne la lutte contre les raccordements illicites, qui représentent une source importante de pertes d’eau. À cet effet, un diagnostic approfondi devra être réalisé au niveau local pour identifier les dysfonctionnements et proposer des solutions concrètes. La récupération des volumes perdus constitue un enjeu stratégique dans un contexte de stress hydrique croissant.
Enfin, le ministre a insisté sur la nécessité d’assurer des permanences continues au niveau des infrastructures, notamment durant les week-ends, afin de garantir une intervention rapide en cas de dysfonctionnement. Il a également appelé l’ensemble des acteurs du secteur à faire preuve de responsabilité et d’esprit d’initiative, soulignant que la qualité du service public repose avant tout sur l’engagement collectif. Face aux défis climatiques et à l’évolution des besoins, la gestion de l’eau s’impose comme une priorité nationale. À travers ces mesures, les pouvoirs publics entendent renforcer la résilience du secteur et garantir un accès équitable et durable à cette ressource vitale.
Abed MEGHIT
