Les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), se tiendront du 25 au 29 mai prochain à Brazzaville, en République du Congo, et devront s’axer notamment sur la mobilisation des ressources à grande échelle pour le financement du développement du continent africain.
Cette 61e édition des Assemblées et la 52e du Fonds africain de développement (FAD) interviennent dans une conjoncture internationale marquée par des mutations géopolitiques et économiques majeures, note la BAD sur son site web, ajoutant que le continent nécessite plus de 400 milliards de dollars par an pour accélérer sa transformation structurelle, alors que la fragmentation croissante du monde pèse sur les flux de financements.
L’événement sera marqué par la première présentation officielle du rapport financier et des résultats de développement par Sidi Ould Tah, en sa qualité de neuvième président du Groupe. Elu avec un score historique de 76% des voix en mai 2025 à Abidjan, le Mauritanien a succédé au Nigérian Akinwumi Adesina, qui a achevé deux mandats à la tête de l’institution (2015-2025).
Les 81 pays actionnaires (54 africains et 27 non africains) seront représentés par leurs gouverneurs, ministres des Finances ou des gouverneurs de banques centrales pour évaluer le chemin parcouru et définir les stratégies de mobilisation des capitaux nationaux et étrangers afin de renforcer la résilience du continent.
Parallèlement aux préparatifs à ces rencontres, la BAD a intensifié ses consultations notamment avec la société civile, pour élaborer le nouveau Cadre stratégique d’intégration régionale (RISF) 2026–2033 qui, aligné sur l’Agenda 2063, vise à refléter les réalités du terrain et à favoriser une mobilité et des opportunités accrues pour les populations africaines.
Outre le rapport sur les « Perspectives économiques en Afrique 2026 », les Assemblées de Brazzaville devraient réunir plus de 3.000 participants, dont des chefs d’Etat, des leaders d’opinion, ainsi que des acteurs clés du secteur privé et de la finance internationale.
Créée en 1964 et basée à Abidjan, le capital de la BAD s’élève à 318 milliards USD, faisant d’elle la première institution multilatérale de développement du continent. L’Algérie, membre fondateur, en est l’un des principaux actionnaires régionaux.
Afrique : Les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement prévues fin mai à Brazzaville
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