Portée par une vision stratégique affirmée et une volonté politique résolue, l’Algérie s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique économique ascendante qui attire de plus en plus l’attention des investisseurs internationaux. Sous l’impulsion du Président Abdelmadjid Tebboune, le pays engage une transformation profonde de son environnement des affaires, articulée autour de réformes structurelles ambitieuses et d’une modernisation progressive de son cadre institutionnel.
Au cœur de cette mutation, la refonte du cadre législatif constitue un levier essentiel. Le nouveau code de l’investissement, pierre angulaire de cette stratégie, introduit des garanties juridiques renforcées et simplifie considérablement les procédures administratives. Cette évolution s’accompagne de l’assouplissement de la règle dite « 49/51 % » dans plusieurs secteurs, un signal fort adressé aux investisseurs étrangers quant à l’ouverture du marché algérien. Parallèlement, les pouvoirs publics ont multiplié les incitations économiques. Les exonérations fiscales ciblées, l’accès facilité au foncier économique et la digitalisation des démarches administratives contribuent à instaurer un climat de confiance propice à l’investissement durable. Ces mesures visent à réduire les contraintes bureaucratiques et à encourager l’initiative privée, nationale comme étrangère.
Cette dynamique ne saurait être complète sans un effort soutenu en matière d’infrastructures. L’Algérie dispose aujourd’hui de plus de 1.200 kilomètres d’autoroutes Est-Ouest, constituant l’un des réseaux routiers les plus développés du continent africain. À cela s’ajoutent des investissements significatifs dans les infrastructures portuaires et logistiques, renforçant la position stratégique du pays à la croisée de l’Europe et de l’Afrique. Dans cette perspective, la création de nouvelles zones industrielles et l’aménagement de vastes assiettes foncières dédiées à l’activité économique viennent structurer un écosystème en pleine expansion. Cette approche intégrée favorise l’émergence de pôles industriels compétitifs et diversifiés.
Les résultats de cette politique se traduisent concrètement par l’engagement de partenaires internationaux de premier plan. Le groupe qatari Baladna pilote un ambitieux projet agricole et laitier dans la région d’Adrar, estimé à 3,5 milliards de dollars, visant à renforcer la sécurité alimentaire nationale. De son côté, le groupe italien Eni consolide sa présence dans le secteur énergétique, notamment dans les projets liés à la transition énergétique. Le constructeur automobile Stellantis, quant à lui, participe activement à la structuration d’une industrie automobile locale, avec son usine implantée à Tafraoui. Dans le domaine industriel, les groupes turcs, à l’image de Tosyali, accompagnent la montée en puissance de la sidérurgie algérienne. Les projets structurants dans les secteurs miniers et des infrastructures confirment également cette dynamique. Le gisement de fer de Ghara Djebilet, associé à une ligne ferroviaire de plus de 2.000 kilomètres, représente un investissement stratégique majeur. À Tébessa, le complexe phosphatier, développé avec des partenaires chinois, ambitionne de positionner l’Algérie sur le marché mondial des engrais.
Au-delà de ces réalisations, l’Algérie bénéficie d’atouts indéniables : un marché de plus de 45 millions d’habitants et des ressources naturelles abondantes. Dans un contexte mondial marqué par la recherche de nouveaux relais de croissance, le pays se positionne comme une destination de choix. L’économie algérienne s’appuie désormais sur trois piliers fondamentaux : la réforme, la diversification et la confiance. Cette trilogie constitue le socle d’un modèle économique résilient, capable de s’adapter aux mutations globales et de s’imposer comme un acteur régional incontournable.
Abed MEGHIT
