Le Vieux ksar de Sfissifa, situé dans la wilaya de Nâama, a été classé parmi les secteurs sauvegardés à valeur historique, architecturale et artistique, dans le but d’assurer sa protection et sa réhabilitation, a-t-on appris, dimanche, auprès de la direction de la Culture et des Arts de la wilaya.
Le décret exécutif 26-135, daté du 30 mars 2026, prévoit la création du secteur sauvegardé du ksar de Sfissifa, d’une superficie d’environ 37 hectares. Ce site, édifié au VIII siècle, constitue un témoin matériel du patrimoine et de l’histoire de la région. Il se distingue par trois types d’architecture, notamment l’architecture religieuse représentée par la mosquée, l’école coranique et la zaouïa, a précisé le directeur de la Culture et des Arts de la wilaya, Mohamed Guemoumia.
Ce monument se caractérise également par une architecture civile comprenant des habitations, des commerces et une place publique appelée « Tacheraft », ainsi que par une architecture militaire de l’époque, représentée par des tours érigées aux principales entrées du ksar et dans son périmètre extérieur. Le ksar regorge aussi de richesses naturelles, notamment des vergers et des sources d’eau.
Selon le décret exécutif définissant la création et les limites du secteur sauvegardé, le Vieux ksar de Sfissifa est délimité au Nord par le chemin de wilaya CW 5, le mont Ras El Oued et le quartier Izdagh, au Sud par le prolongement des oueds Fayd Echelli et Aït Oufra, à l’Est par le cours d’eau Châabat Taghilast et à l’Ouest par le cimetière Sidi El Hadj, la zone de Taourirt Tamougrent et Djebel Bourdim.
A l’occasion de la célébration du Mois du patrimoine (du 18 avril au 18 mai), le directeur local de la Culture et des Arts a indiqué que ce classement sera suivi de l’adoption d’un plan permanent de sauvegarde et de mise en valeur du ksar de Sfissifa. Ce plan définira l’ensemble des travaux de restauration et d’aménagement, tant internes qu’externes, devant cibler les biens situés dans le secteur sauvegardé, ainsi que les techniques de préservation des constructions anciennes reflétant l’identité culturelle et urbaine de la région.
Le responsable a ajouté que ce classement, qui s’inscrit dans le cadre de la valorisation du patrimoine culturel national en tant que choix stratégique du ministère de la Culture et des Arts, vise à préserver l’identité civilisationnelle algérienne et à mettre en valeur sa contribution à la dynamique culturelle et touristique. Il coïncide également avec des actions de sensibilisation des habitants à l’importance de la préservation des monuments historiques classés situés dans ce périmètre.
