Le rôle « pivot » que joue la médecine générale dans la prévention et la gestion des maladies chroniques a été mis en avant par les participants au 9e congrès national de la médecine générale qui se tient dans la wilaya de Béjaia.
Des professeurs en médecine et des spécialistes, approchés par l’APS, en marge de cette rencontre scientifique abritée depuis jeudi par l’Ecole supérieure des sciences et technologies de l’informatique et du numérique (ESTIN) d’Amizour, ont souligné le rôle « pivot » que jouent les médecins généralistes dans la prévention des différentes maladies chroniques et la prise en charge de leurs facteurs de risques.
Pr Salah Mansour, chef de service de médecine interne au CHU de Tizi-Ouzou, a estimé que le médecin généraliste « doit se spécialiser dans l’une des différentes maladies chroniques », relevant qu’il est le mieux placé pour prendre en charge les facteurs de risques qui y sont associés.
Le professeur a expliqué que cette approche s’impose par le fait que le patient diabétique « est souvent à la fois un hypertendu, un obèse et dyslipidémique », tout en étant exposé à diverses complications, notamment cardiaques, rénales et ophtalmiques.
Il a ajouté que la médecine générale demeure le « pivot » et la « pierre angulaire » de la prévention, à condition que le médecin généraliste « se forme » afin de répondre efficacement aux attentes des patients en matière de prise en charge.
Dr Hadjout Kamel, médecin généraliste à Amizour, a indiqué pour sa part, que le renforcement du rôle du médecin généraliste dans la prévention « passe d’abord par la formation », estimant que ce dernier doit être « au diapason des avancées médicales, notamment en matière de diagnostic et de nouveaux traitements ».
Le médecin généraliste constitue le « pilier » du système de santé et représente le trait d’union entre la population et les autorités sanitaires, a ajouté Dr Hadjout.
Quant à Dr Belharet Djamel, président de l’Association des médecins généralistes libéraux de Béjaia (AMGLB), organisatrice de l’évènement, il a affirmé que le médecin généraliste demeure « la cheville ouvrière » du système de santé en Algérie.
Il a expliqué que le parcours de soins du patient débute impérativement chez le médecin généraliste, seul habilité à orienter le malade vers une prise en charge spécialisée si son état le nécessitait.
« Le recours systématique au médecin généraliste permet d’assurer une meilleure et efficace prise en charge médicale des patients », a-t-il souligné.
Une vingtaine de communications ont été présentées par des professeurs de diverses spécialités médicales, lors de cette 9e édition du congrès, qui réunit près de 200 médecins venus d’une trentaine de wilayas, a-t-on indiqué.
En outre, 6 ateliers portant sur diverses spécialités, notamment la dermatologie, la cardiologie et la gériatrie, sont programmés dans le cadre de cette rencontre scientifique, selon les organisateurs.
Béjaia : Le rôle « pivot » de la médecine générale dans la prévention des maladies chroniques mis en avant lors d’un congrès
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