Constantine : La nécessité d’introduire les techniques d’IA pour la détection précoce de l’autisme soulignée (rencontre)

dknews
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La nécessité d’introduire les techniques d’intelligence artificielle (IA) pour la détection précoce de l’autisme a été soulignée lundi à Constantine par les participants à une journée d’étude régionale sur les techniques récentes de prise en charge des troubles du spectre autistique (TSA).
« L’utilisation des techniques d’IA permet une détection précoce des signes d’autisme plus rapidement et une évaluation personnalisée et un meilleur suivi thérapeutique des enfants autistes à travers l’analyse de leurs comportements », a précisé, Mounir Boukhdena, maitre de conférences à l’université Mohamed Lamine Debaghine (Sétif 2), lors d’une rencontre scientifique organisée par la sous-direction des activités scientifiques, culturelles et sportives de l’université Abdelhamid Mehri (Constantine 2).
La création des unités spécialisées dans le dépistage du TSA, à travers les établissements et les centres du secteur de l’action sociale et de la solidarité, a été également recommandée par l’orthophoniste Affaf Ariba, maitre de conférences à l’université Constantine 2.
Le dépistage par l’IA permet un diagnostic précoce de ce type de troubles et augmente considérablement les chances de réussite du traitement, a révélé la même enseignante, mettant en exergue le rôle déterminant des spécialistes pour informer et sensibiliser les parents aux méthodes de prévention à travers l’organisation des journées de vulgarisation et d’orientation.
De son côté, Ismahane Ghoumidane, médecin spécialiste au service de pédopsychiatrie de l’établissement hospitalier spécialisé (EHS) en santé mentale de Constantine a indiqué que les troubles du spectre autistique (TSA) sont des troubles neurodéveloppementaux précoces, se manifestant généralement avant 3 ans et persistant tout au long de la vie, ajoutant qu’ils se caractérisent par des difficultés persistantes dans la communication sociale et les interactions, ainsi que par des comportements, intérêts ou activités répétitifs et restreints.
Elle a également souligné qu’un diagnostic précoce « reste un véritable défi pour les professionnels de santé ».
Près de 200 participants dont des orthophonistes, des psychologues, des médecins spécialistes, des enseignants chercheurs, des membres de l’association « Wafa » des parents d’enfants en difficultés mentales et des étudiants des universités d’Annaba, de Sétif, de Mila et de Constantine, ont pris part à cette journée d’étude organisée sous le slogan « pratiques thérapeutiques innovantes » en collaboration avec le club d’orthophonie relevant du département de psychologie de l’université Abdelhamid Mehri.

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