À l’occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines, l’Algérie a une nouvelle fois rappelé l’ampleur des souffrances héritées d’un passé douloureux, marqué par les séquelles des mines antipersonnel disséminées durant la période coloniale.
Cette commémoration, au-delà de sa portée symbolique, constitue un moment de mémoire collective et de mobilisation en faveur d’un monde débarrassé de ces engins meurtriers.
Le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a souligné l’importance de cette journée en évoquant les tragédies humaines causées par ces dispositifs, qui ont coûté la vie à de nombreux innocents et laissé des blessures profondes dans la société algérienne.
À travers un message publié sur les réseaux sociaux, il a rappelé que ces mines continuent de symboliser les stigmates d’une époque révolue, mais dont les conséquences demeurent bien réelles.
Dans ce contexte, l’hommage rendu à l’Armée nationale populaire prend tout son sens.
Depuis l’indépendance, l’ANP a mené un travail colossal de déminage, permettant de neutraliser des millions d’engins explosifs et de restituer à la vie civile de vastes étendues autrefois dangereuses.
Cette mission, à la fois technique et humanitaire, s’inscrit dans la continuité du sacrifice des martyrs et dans la volonté de construire une Algérie sûre et prospère.
De son côté, le président de l’Assemblée populaire nationale, Brahim Boughali, a mis en avant le rôle pionnier de l’Algérie sur la scène internationale en matière de lutte contre les mines.
Il a insisté sur la nécessité de renforcer les efforts visant à interdire et criminaliser l’utilisation de ces armes, soulignant que leur impact dépasse largement les contextes de conflit pour affecter durablement les populations civiles. L’expérience algérienne en matière de déminage constitue aujourd’hui une référence.
Elle témoigne d’une capacité à conjuguer expertise technique, engagement politique et volonté humanitaire.
En transformant des zones minées en espaces de vie, l’ANP a non seulement restauré la sécurité, mais également contribué au développement économique et social des régions concernées.
Au-delà du cadre national, l’Algérie plaide pour une mobilisation internationale accrue afin d’éradiquer définitivement ce fléau.
Les mines antipersonnel continuent en effet de faire des victimes dans plusieurs régions du monde, souvent longtemps après la fin des conflits.
Leur caractère indiscriminé en fait une menace persistante pour les civils, en particulier les enfants.
En ravivant la mémoire des souffrances passées, l’Algérie réaffirme ainsi son attachement aux valeurs humanitaires et à la protection des populations.
Cette journée constitue une occasion de rappeler que la paix ne se limite pas à l’absence de guerre, mais implique également l’élimination des dangers hérités des conflits. L’engagement constant du pays dans ce domaine illustre une vision fondée sur la responsabilité, la solidarité et la dignité humaine.
Une vision qui continue de guider son action sur la scène nationale et internationale, en faveur d’un monde plus sûr et plus juste.
A. MEGHIT
MINES ANTIPERSONNEL : L’Algérie ravive la mémoire et réaffirme son engagement humanitaire
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