L’Assemblée populaire nationale a été un évènement d’une étape déterminante dans le processus de consolidation du système démocratique en Algérie, avec la présentation d’un projet de loi stratégique visant à redéfinir les circonscriptions électorales et le nombre de sièges à pourvoir au Parlement.
Ce texte, exposé par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, devant la Commission des affaires juridiques, administratives, des libertés et des droits de l’Homme, s’inscrit dans une dynamique de modernisation institutionnelle et d’adaptation aux mutations profondes que connaît le pays. La séance, tenue en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, a permis de mettre en lumière les objectifs de cette réforme, qui vise à garantir une meilleure équité dans la représentation des citoyens.
En tenant compte des évolutions démographiques et du nouveau découpage administratif, ce projet ambitionne de corriger les déséquilibres existants et d’assurer une répartition plus juste des sièges parlementaires.
Dans son intervention, le ministre a souligné que cette initiative constitue un jalon fondamental dans la construction d’un système représentatif plus cohérent, capable de répondre aux attentes des citoyens tout en renforçant la stabilité des institutions.
La redéfinition de la carte électorale apparaît ainsi comme une nécessité, à la fois pour accompagner les transformations territoriales et pour consolider les principes de justice et de transparence électorale.
Ce projet de loi s’inscrit également dans une vision globale de réforme politique, visant à renforcer la crédibilité du processus électoral et à encourager la participation citoyenne.
En adaptant les circonscriptions aux réalités actuelles, les autorités entendent offrir un cadre plus équilibré, favorisant une représentation fidèle de la diversité du territoire national. À travers cette démarche, l’Algérie affirme sa volonté de poursuivre la modernisation de ses institutions, en plaçant l’équité électorale au cœur de ses priorités. Une orientation qui reflète l’importance accordée à la consolidation de la démocratie et à la promotion d’un système politique inclusif et représentatif.
Par Abed MEGHIT
