Alors que le conflit au Moyen-Orient est entré dans son deuxième mois, faisant craindre une escalade incontrôlable, les appels au dialogue et à faire prévaloir la paix pour éviter que cette situation ne s’enlise davantage, se multiplient.
La Russie espère, ainsi, une résolution rapide du conflit au Moyen-Orient et s’est dit « prête » à « tout faire pour ramener la situation à la normale ».
« Nous espérons tous que le conflit sera interrompu, le plus rapidement possible », a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, au Kremlin.
« Nous sommes déjà prêts, de notre côté, à tout faire pour que la situation soit ramenée à un état normal, comme on dit dans de tels cas, à un état réglementaire », a-t-il ajouté.
Le ministre égyptien des Affaires étrangères a affirmé que son pays reste mobilisé pour favoriser la désescalade, soutenant que les solutions diplomatiques restent l’option optimale pour le règlement du conflit.
Selon le Kremlin, le président russe et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ont appelé à « intensifier les efforts » pour mettre fin rapidement au conflit au Moyen-Orient, lors d’un entretien téléphonique.
« Les deux parties ont souligné la nécessité de mettre fin rapidement aux hostilités et d’intensifier les efforts politico-diplomatiques pour parvenir à un règlement durable du conflit », selon la présidence russe.
De son côté, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à « un arrêt immédiat des hostilités », exhortant les parties au conflit à « mettre fin à la guerre ».
« Chaque jour de guerre aggrave les souffrances humaines », a constaté le chef de l’ONU lors d’un point de presse jeudi à New York, dénonçant l’intensification des attaques indiscriminées, le ciblage de civils et la destruction d’infrastructures essentielles.
Selon lui, la région se trouve « au bord d’une guerre plus large » aux conséquences mondiales.
Les répercussions économiques se font déjà sentir bien au-delà du Moyen-Orient.
La perturbation de la navigation maritime, notamment dans le détroit d’Ormuz.
« Des efforts diplomatiques sont en cours pour ouvrir une voie vers la paix », a-t-il précisé, annonçant l’envoi de son envoyé personnel, Jean Arnault, dans la région.
M. Arnault a été nommé par le secrétaire général le mois dernier.
Au moment où le secrétaire général lançait son appel à la fin de la guerre, le Conseil de sécurité tenait une réunion sur la coopération entre l’ONU et le Conseil de coopération du Golfe, regroupant l’Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Qatar.
Lors de cette réunion, les participants ont souligné l’importance du dialogue et de la coopération entre le Conseil de sécurité et les Etats membres du Conseil de coopération du Golfe qui constitue « une des clés d’une solution diplomatique durable » au conflit au Moyen-Orient.
Faisant le point de la situation devant les membres du Conseil lors de cette réunion, le sous-secrétaire général de l’ONU, Khaled Khiari, a prévenu que « le Moyen-Orient se trouve au bord d’un dangereux précipice ».
Une autre réunion sur la coopération entre l’ONU et la Ligue arabe s’est tenue le même jour, durant laquelle les intervenants ont insisté, face à l’escalade régionale, sur « la mobilisation conjointe du Conseil de sécurité et de la Ligue arabe », la qualifiant de « levier pour faire avancer la cause de la paix ».
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a affirmé lors d’un entretien téléphonique avec la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, que le cessez-le-feu et la fin des hostilités sont des exigences fortement réclamées par la communauté internationale et constituent également la meilleure solution pour garantir une navigation sûre à travers le détroit d’Ormuz.
Il a plaidé, à ce titre, pour la construction d’un « consensus plus large » et pour la création des « conditions nécessaires pour atteindre cet objectif ».
Le chef de la diplomatie chinoise a estimé que « les mesures du Conseil de sécurité de l’ONU doivent axer sur l’apaisement de la situation et la réduction des tensions », précisant que « la Chine est prête à poursuivre le dialogue et la coopération avec l’Europe afin de mettre fin aux hostilités dans les plus brefs délais et rétablir la paix dans la région ».
Pour sa part, la responsable européenne a relevé que même si l’Europe ne participe pas à cette guerre, elle en a subi les conséquences, exprimant l’espoir européen d’une désescalade rapide et de la reprise du dialogue et des négociations.
Elle a ajouté que l’Europe soutient les opérations humanitaires de l’ONU et la protection des civils.
Le président brésilien Lula da Silva a réitéré, pour sa part, l’engagement de son pays à œuvrer pour la fin de la guerre au Moyen-Orient, mettant en garde contre les retombées économiques de ce conflit.
Alors que le spectre d’une guerre plus large aux conséquences mondiales imprévisibles plane toujours, les appels à choisir la voie du dialogue plutôt que la destruction pour jeter les bases d’une véritable paix, se font de plus en plus insistants.
Escalade au Moyen-Orient : multiplication des appels à faire prévaloir la paix pour éviter que cette situation ne s’enlise davantage
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