Les autorités publiques intensifient leurs efforts pour moderniser le secteur agricole, en mettant l’accent sur la formation et la qualification des ressources humaines.
Une réunion de coordination coprésidée par le ministre de l’Agriculture, Yacine El-Mahdi Oualid, et la ministre de la Formation professionnelle, Nacima Arhab, a permis de définir un plan d’action ambitieux en matière de mécanisation agricole.
Face aux défis liés à la productivité et à la sécurité alimentaire, la mécanisation apparaît comme un levier essentiel pour améliorer les performances du secteur.
Toutefois, le manque de main-d’œuvre qualifiée constitue un frein majeur, notamment dans des filières stratégiques comme la production céréalière.
Pour répondre à cette problématique, les deux ministères ont décidé de lancer des programmes de formation ciblés, destinés à former des conducteurs et des techniciens spécialisés dans la maintenance du matériel agricole. Cette initiative vise à renforcer les compétences locales et à garantir une utilisation optimale des équipements.
Dans cette perspective, une première session de formation sera lancée dans la wilaya de Sidi Bel Abbès, en partenariat avec des acteurs du secteur.
Elle portera sur les bonnes pratiques liées à l’utilisation des moissonneuses-batteuses, avec un accent particulier sur les aspects techniques et opérationnels.
L’objectif est de préparer efficacement la campagne moisson-battage 2025-2026, en assurant la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée capable de répondre aux exigences du terrain.
Cette démarche s’inscrit dans une vision globale visant à moderniser l’agriculture algérienne et à renforcer sa résilience face aux défis climatiques et économiques.
Par ailleurs, les autorités ont mis l’accent sur l’intégration de l’innovation et de l’entrepreneuriat dans les programmes de formation.
Cette orientation vise à encourager les jeunes à s’investir dans le secteur agricole, en développant des projets innovants et en créant de nouvelles opportunités économiques.
En misant sur la formation et la technologie, l’Algérie affirme sa volonté de bâtir une agriculture moderne, compétitive et durable, capable de répondre aux besoins de la population et de contribuer au développement économique du pays.
Par Abed MEGHIT
