Dessalement en Algérie : Cap sur l’intégration industrielle nationale pour bâtir une souveraineté hydrique durable

dknews
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L’Algérie accélère sa stratégie de sécurisation hydrique en plaçant l’intégration industrielle nationale au cœur du développement de la filière du dessalement de l’eau de mer.
À Oran, à l’occasion d’un important rendez-vous économique international, la Société algérienne de dessalement de l’eau (ADC), filiale du groupe Sonatrach, a réaffirmé sa volonté de structurer une industrie locale performante, capable de répondre aux besoins croissants du pays en matière d’infrastructures hydrauliques.
Cette orientation stratégique repose sur un objectif clair : réduire la dépendance aux équipements importés en encourageant la fabrication locale.
Pour y parvenir, l’entreprise œuvre activement à mobiliser les opérateurs nationaux, notamment les petites et moyennes entreprises ainsi que les startups, en les incitant à investir dans la production d’équipements destinés aux stations de dessalement.
Cette démarche s’inscrit dans une vision globale visant à consolider un tissu industriel national capable d’accompagner les grands projets structurants engagés par l’État.
Au-delà de l’aspect industriel, la question des ressources humaines constitue un autre pilier fondamental de cette stratégie.

La formation de cadres qualifiés, issus des universités et des centres de formation professionnelle, apparaît comme un levier essentiel pour assurer la maîtrise des technologies liées au dessalement, mais également pour garantir la maintenance et l’exploitation des installations.
Dans ce contexte, l’investissement dans le capital humain se révèle indissociable de l’ambition de localiser durablement cette industrie.
Parallèlement, les projets d’envergure se multiplient pour renforcer la capacité nationale de production d’eau dessalée.
De nouvelles stations sont en cours de réalisation dans plusieurs wilayas, notamment à Tlemcen, Mostaganem et Chlef, pour un investissement global dépassant le milliard de dollars.
Ces infrastructures viendront compléter un réseau déjà constitué de cinq grandes unités, chacune dotée d’une capacité de production significative.
L’ensemble de ces projets devrait permettre d’atteindre une production quotidienne avoisinant les 900.000 mètres cubes, contribuant ainsi à répondre à la demande croissante en eau potable, notamment dans les zones côtières.
Cette dynamique traduit une volonté affirmée de renforcer la résilience hydrique du pays face aux défis climatiques et démographiques.
La participation de l’ADC à cet événement économique international s’inscrit également dans une logique d’ouverture et de partenariat.
En se rapprochant des acteurs nationaux et étrangers, l’entreprise entend favoriser les synergies, encourager l’innovation et créer un écosystème propice au développement de solutions adaptées aux réalités locales.
À travers cette stratégie ambitieuse, l’Algérie confirme son engagement à bâtir une souveraineté hydrique fondée sur l’innovation, la valorisation des compétences nationales et la consolidation d’une industrie locale compétitive.
Le dessalement ne se limite plus à une solution technique, mais s’impose désormais comme un véritable levier de développement économique et industriel.
Abed M.

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