Une étape majeure vient d’être franchie dans les relations entre l’Algérie et le Niger avec la signature, à Niamey, d’un ensemble d’accords et de programmes de coopération couvrant des secteurs clés du développement.
Cette cérémonie, coprésidée par Sifi Ghrieb et son homologue nigérien Ali Lamine Zeine Mahaman, marque l’aboutissement des travaux de la deuxième session de la Grande commission mixte entre les deux pays.
Les textes signés englobent des domaines variés allant de l’énergie à la santé, en passant par les travaux publics, l’enseignement supérieur, l’industrie pharmaceutique, l’économie de la connaissance, ainsi que la jeunesse et les sports.
Cette diversité reflète la volonté commune de bâtir un partenariat global et intégré, capable de répondre aux défis économiques et sociaux des deux nations. Au-delà des engagements formels, ces accords traduisent une ambition partagée : transformer la dynamique politique en projets concrets et en réalisations tangibles au bénéfice des populations.
Ils ouvrent ainsi la voie à une coopération renforcée, fondée sur la complémentarité des ressources et des compétences, dans un contexte régional en quête de stabilité et de développement durable.
Par Abed Meghit
L’Algérie met en avant ses atouts et appelle à un partenariat économique gagnant-gagnant
Dans un contexte marqué par une volonté commune de renforcer les échanges économiques, l’Algérie a lancé un appel appuyé aux opérateurs nigériens pour tirer parti des opportunités d’investissement offertes par son marché en pleine mutation.
Lors du Forum économique algéro-nigérien, le ministre du Commerce extérieur Kamel Rezig a mis en avant les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires.
S’inscrivant dans les orientations du président de la République Abdelmadjid Tebboune, ces mesures visent à instaurer un environnement économique stable, transparent et attractif, tout en simplifiant les procédures administratives.
L’objectif est clair : encourager la concrétisation de projets d’investissement porteurs et mutuellement bénéfiques.
Les discussions ont également mis en lumière la nécessité d’actualiser le cadre juridique régissant les relations commerciales bilatérales, tout en valorisant le rôle du Conseil d’affaires comme plateforme d’échanges entre opérateurs.
De leur côté, les responsables nigériens ont insisté sur l’importance de consolider les partenariats face aux mutations économiques mondiales, appelant à une exploitation optimale des potentialités existantes.
Les représentants du secteur économique, dont Kamel Moula et Tayeb Chebab, ont souligné la nécessité d’intensifier les investissements croisés et de faciliter les échanges commerciaux, notamment à travers la simplification des procédures douanières et le développement de zones économiques structurées.
Une dynamique qui confirme la volonté des deux pays de bâtir un partenariat économique solide et durable.
Abed M.
Une coopération stratégique en pleine relance
La tenue de la session préparatoire de la Grande commission mixte entre l’Algérie et le Niger à Niamey marque un tournant décisif dans les relations bilatérales entre les deux pays.
Cette rencontre, qui s’inscrit dans la continuité des échanges de haut niveau récents, traduit une volonté commune de renforcer un partenariat stratégique fondé sur des intérêts convergents.
Les discussions ont porté sur un large éventail de secteurs, allant de l’énergie aux infrastructures, en passant par les télécommunications et les finances.
Cette approche globale vise à transformer la coopération bilatérale en un véritable moteur de développement économique et d’intégration régionale.
Au centre des échanges figure le projet du gazoduc transsaharien, reliant le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie. Ce projet d’envergure, longtemps resté en suspens, connaît aujourd’hui un regain d’intérêt, porté par une conjoncture internationale favorable et une volonté politique affirmée. Pour le Niger, ce corridor énergétique représente une opportunité majeure de valoriser ses ressources naturelles et de stimuler son économie.
Pour l’Algérie, il constitue un levier stratégique pour consolider sa position de hub énergétique régional et diversifier ses marchés d’exportation.
La question de la facilitation des échanges commerciaux et de la mobilité des personnes a également été au cœur des discussions.
Le développement des corridors de transport, notamment la route transsaharienne, apparaît comme un élément clé pour renforcer les échanges et favoriser l’intégration économique du Sahel. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires complexes, les deux pays affichent une vision commune fondée sur l’équilibre entre développement économique et stabilité.
L’Algérie réaffirme ainsi son attachement à une coopération respectueuse de la souveraineté des États, privilégiant des solutions concertées et durables.
La réunion de Niamey ouvre ainsi la voie à une nouvelle phase de coopération, qui devrait se concrétiser par des projets tangibles lors des prochaines échéances ministérielles. Elle témoigne d’une volonté partagée de construire un partenariat solide, capable de répondre aux défis du présent et aux enjeux de l’avenir.
Abed M.
Une centrale électrique de solidarité pour éclairer un partenariat stratégique en pleine expansion
À Niamey, un nouveau jalon vient d’être posé dans la coopération algéro-nigérienne, illustrant concrètement la volonté des deux pays de traduire leurs engagements politiques en projets structurants.
Le Premier ministre Sifi Ghrieb, accompagné de son homologue nigérien Ali Lamine Zeine Mahaman, a procédé à la pose de la première pierre d’une centrale électrique, symbole fort d’un partenariat tourné vers l’avenir et la solidarité énergétique.
Ce projet d’envergure, initié sur instruction du président de la République Abdelmadjid Tebboune, s’inscrit dans le prolongement de la dynamique enclenchée à la faveur de la récente visite officielle du chef de l’État nigérien, Abdourahamane Tiani, en Algérie. Il traduit une volonté commune d’accélérer la mise en œuvre de projets concrets dans des secteurs stratégiques, au premier rang desquels figure l’énergie.
Conçu pour renforcer durablement le réseau électrique du Niger, ce projet repose sur l’installation de deux turbines à gaz d’une capacité de 20 mégawatts chacune, portant ainsi à 40 mégawatts l’apport énergétique supplémentaire attendu. Une contribution significative qui permettra non seulement de stabiliser l’approvisionnement en électricité, mais aussi de répondre à la demande croissante liée aux usages domestiques et aux besoins industriels.
Au-delà de la production, cette initiative prévoit également le développement des infrastructures de transport et de distribution de l’électricité, dans le cadre d’un partenariat étroit entre Sonelgaz et Nigelec.
Une coopération technique qui favorisera le transfert de savoir-faire, l’échange d’expertises et le renforcement des capacités locales, tout en contribuant à l’intégration énergétique régionale.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de membres des gouvernements des deux pays ainsi que des représentants des entreprises impliquées, en marge des travaux de la Grande commission mixte algéro-nigérienne.
Elle consacre une vision commune axée sur le développement durable, la sécurité énergétique et la consolidation des liens économiques.
À travers ce projet structurant, l’Algérie et le Niger confirment leur ambition de bâtir un partenariat solide et durable, capable de répondre aux défis actuels tout en ouvrant de nouvelles perspectives en matière d’infrastructures, d’investissement et de coopération régionale.
Abed M.
