À l’occasion de Laylat al-Qadr, l’une des nuits les plus sacrées de l’islam, chargée
de spiritualité et de symboles profonds, une cérémonie religieuse d’envergure s’est
tenue lundi soir à Djamaâ El-Djazair à Mohammadia, sous la présidence du Premier ministre, Sifi Ghrieb.
Dans une atmosphère empreinte de recueillement et de solennité, cet événement a rassemblé de hautes autorités de l’État, des figures religieuses et des représentants du corps diplomatique, illustrant l’importance accordée par l’Algérie à cette nuit bénie.
Aux côtés du Premier ministre, plusieurs personnalités de premier plan ont pris part à cette cérémonie, notamment Boualem Boualem, directeur de Cabinet à la Présidence de la République, ainsi que le recteur de Djamaâ El-Djazair, le cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini, et le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi.
Des membres du gouvernement, des oulémas, des cheikhs de zaouïas ainsi que des représentants de missions diplomatiques arabes et musulmanes ont également honoré de leur présence cette rencontre spirituelle d’exception.
La cérémonie s’est déroulée dans une ambiance de grande piété, rythmée par des récitations du Saint Coran et des moments de méditation, rappelant la portée exceptionnelle de Laylat Al-Qadr, nuit durant laquelle le Livre sacré a été révélé au Prophète Mohammed (paix et salut sur lui).
Ce moment de communion a permis aux participants de se recueillir et de méditer sur les valeurs fondamentales de l’islam, notamment la foi, la solidarité, la tolérance et la quête du savoir.
Point d’orgue de cette soirée, la distinction des lauréats du Prix d’Algérie pour la récitation du Saint Coran et la renaissance du patrimoine islamique a suscité une vive émotion au sein de l’assistance.
Cette initiative nationale, devenue un rendez-vous incontournable, vise à encourager la mémorisation, la psalmodie et l’exégèse du Coran, tout en contribuant à la préservation et à la valorisation du patrimoine religieux du pays.
Deux volets majeurs ont été récompensés lors de cette cérémonie.
Le premier concerne le concours national de récitation, de psalmodie et d’exégèse du Saint Coran, qui distingue les participants pour leur maîtrise des règles de récitation et leur compréhension des textes sacrés.
Le second volet est consacré au concours d’encouragement des jeunes récitants, destiné à promouvoir les talents émergents et à assurer la relève dans ce domaine essentiel.
Les lauréats, issus de différentes régions du pays, ont été honorés par la remise d’attestations et de distinctions au nom du président de la République, en reconnaissance de leur excellence et de leur engagement dans la voie du savoir religieux.
Ce moment fort a illustré l’importance accordée à la formation spirituelle des jeunes générations et à la transmission des valeurs coraniques au sein de la société.
Par ailleurs, les membres du jury ont également été distingués pour leur contribution scientifique et leur rôle dans l’encadrement de cette compétition nationale.
Leur engagement a été salué à travers la remise d’attestations honorifiques, en reconnaissance de leurs efforts dans la promotion du Saint Coran et dans l’accompagnement des participants vers l’excellence.
À travers l’organisation de cette cérémonie, les pouvoirs publics réaffirment leur attachement à la consolidation de l’identité religieuse nationale et à la préservation des fondements spirituels de la société.
Cet événement s’inscrit dans une démarche globale visant à promouvoir les valeurs de l’islam et à renforcer le lien entre les citoyens et leur héritage religieux.
En célébrant Laylat Al-Qadr dans l’enceinte majestueuse de Djamaâ El-Djazair, l’Algérie met en lumière l’importance de la spiritualité comme facteur de cohésion sociale et de stabilité.
Cette nuit bénie demeure un moment privilégié pour raviver la foi, renforcer les liens communautaires et rappeler les valeurs universelles de justice, de paix et de fraternité qui fondent l’essence même de l’islam.
Abed MEGHIT
