Comunes, le parti issu de l’accord de paix en 2016 avec l’ex-guérilla des Farc, n’a plus de représentants au Parlement et a reconnu sa défaite lundi, alors qu’aucun de ses 17 candidats n’a remporté de sièges lors des législatives dimanche.
L’accord de paix avec les ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) garantissait aux ex-guérilleros reconvertis en parti politique dix sièges au Parlement lors des deux dernières législatures.
Aux législatives de dimanche dernier, ils étaient pour le première fois soumis au vote populaire.
La coalition de partis de gauche à laquelle appartenait Comunes n’a recueilli que 0,5% des suffrages au Sénat, et 0,2% à la Chambre des représentants.
En conséquence, aucun des 17 candidats de Comunes (une candidate au Sénat et 16 à la chambre basse) n’a été élu.
Après ces résultats, Comunes a réaffirmé lundi dans un communiqué son « engagement indéfectible en faveur de la mise en oeuvre » de l’accord de paix de 2016 avec l’Etat.
« Nous travaillerons jour après jour pour que la paix soit une réalité dans chaque recoin de la Colombie ».
La participation politique des ex-Farc a été au coeur des négociations de l’accord historique qui a permis la réintégration à la vie civile d’environ 13.000 combattants et collaborateurs de cette guérilla marxiste.
Selon des résultats encore partiels, le camp du président de gauche Gustavo Petro reste solide après près de quatre ans de gouvernement, alors même que la droite s’impose dans une grande partie de l’Amérique latine.
La coalition du Pacte historique, dirigée par Gustavo Petro, sera la plus représentée au Sénat, devant la principale force d’opposition de droite.
A la Chambre basse, elle a rallié suffisamment de soutiens pour s’imposer comme l’un des groupes principaux.
