La bibliothèque de lecture publique « Fali Khamsa » dans la commune de Tiout (wilaya de Nâama) a abrité, samedi, plusieurs activités initiées à l’occasion de la commémoration du 69e anniversaire de la bataille de « Djebel Aïssa », qui s’est déroulée durant la première semaine du mois de mars 1957.
Ces activités, organisées par le Musée du Moudjahid de la wilaya en coordination avec l’Assemblée populaire communale (APC) de Tiout, ont été marquées par la tenue d’une exposition de livres et de documents historiques mettant en lumière les événements de cette bataille, ainsi qu’un concours destiné aux enfants sur les différentes étapes de la glorieuse Révolution de libération, avec un éclairage particulier sur le parcours militant du moudjahid Benmarouf Tayeb, tombé en martyr lors de cette bataille.
A cette occasion, le directeur des moudjahidine et des ayants droit de la wilaya de Nâama, Yahi Seddik, a souligné l’importance de commémorer cette épopée héroïque, qui reflète la force organisationnelle de la guerre de libération, inscrite dans un long parcours de lutte pour la liberté et l’indépendance.
Il a également indiqué que ces commémorations permettent à la génération actuelle de tirer des leçons des sacrifices consentis par les martyrs et les moudjahidine.
Il a rappelé que cette bataille a vu la participation de deux compagnies de l’Armée de libération nationale (ALN) relevant de la zone 8 de la wilaya 5 historique, sous le commandement des deux martyrs Allaf Ali, à la tête de la compagnie de la troisième section, et Mohamed Abdelmoumen, commandant la compagnie de la quatrième section.
Les 4 et 5 mars 1957, cette zone montagneuse difficile d’accès a subi d’intenses bombardements aériens et d’artillerie de la part de l’armée coloniale française.
Les faits de cette bataille ont mis en évidence la grande compétence militaire des moudjahidine de l’ALN, qui ont infligé à l’armée coloniale française d’importantes pertes humaines et matérielles.
Les moudjahidine ont également réussi à s’emparer d’armes et de munitions importantes, ce qui a renforcé les actions de résistance dans la région, a ajouté la même source.
De son côté, le chercheur spécialisé en histoire, Rouchem Aïssa, originaire d’Aïn Sefra, a indiqué que les moudjahidine connaissaient parfaitement le relief de Djebel Aïssa, caractérisé par des positions naturelles telles que des tranchées et des pentes abruptes.
Ils disposaient également d’une expérience de terrain, d’une bonne connaissance des méthodes et des stratégies de l’ennemi, ainsi que d’un grand courage et d’un esprit de sacrifice, ce qui a permis aux deux compagnies d’infliger à l’armée coloniale française de lourdes pertes humaines et matérielles.
