Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a indiqué vendredi que 56 civils afghans, dont 24 enfants, avaient été tués depuis l’intensification des affrontements frontaliers entre les forces afghanes et l’armée pakistanaise la semaine dernière.
Depuis le début de l’année, le nombre de civils tués côté afghan atteint même 69, en plus de 141 blessés, a ajouté dans un communiqué M. Türk, qui exhorte « l’armée pakistanaise et les forces de sécurité afghanes à mettre immédiatement fin aux combats et à donner la priorité à l’aide aux millions de personnes qui dépendent de l’assistance humanitaire ».
Après des mois d’accrochages, ces deux Etats voisins sont engagés dans un conflit armé depuis le 26 février, jour où l’Afghanistan a lancé une offensive frontalière en réponse à des frappes aériennes pakistanaises.
Le Pakistan a déclaré la « guerre ouverte » aux autorités talibanes, les accusant d’abriter de longue date des militants armés qui lancent des attaques sur son territoire, ce que les autorités afghanes démentent.
Depuis le 26 février, « 56 civils afghans, dont 24 enfants et six femmes, ont été tués.
129 autres personnes, dont 41 enfants et 31 femmes, ont été blessées », a précisé M. Türk. Mardi, la mission de l’ONU en Afghanistan avait rapporté la mort d’au moins 42 civils.
« Des deux côtés de la frontière, les civils sont désormais contraints de fuir les frappes aériennes, les tirs d’artillerie lourde, les tirs de mortiers et les tirs d’armes à feu », a aussi souligné le responsable onusien, appelant « toutes les parties à prendre des mesures efficaces pour assurer la protection des civils ».
Il a exhorté ces dernières à mener des enquêtes « rapides, approfondies et indépendantes sur les violations présumées du droit international et à en publier les résultats », pour que les responsables de ces violations « rendent des comptes ».
