La présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, Salima Mousserati, a présidé à Alger une réunion de la commission multisectorielle chargée de suivre la participation de l’Algérie aux initiatives internationales en matière de lutte contre la corruption et de mise en œuvre des conventions internationales et régionales dans ce domaine.
Cette réunion stratégique, organisée sous la supervision de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, a rassemblé des représentants de plusieurs institutions et administrations publiques concernées par les politiques de gouvernance et d’intégrité.
Parmi les participants figuraient notamment des représentants des ministères des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, ainsi que du ministère de la Justice. Ont également pris part à cette rencontre des représentants d’institutions spécialisées dans la lutte contre la criminalité financière et la corruption, dont l’Office central de répression de la corruption, la Cellule de traitement du renseignement financier, la Direction générale de la Sûreté nationale, le Commandement de la Gendarmerie nationale, la Direction générale des Douanes et la Direction générale des Impôts.
La réunion a permis d’évaluer la participation de la délégation algérienne à la Conférence des États parties à la Convention des Nations unies contre la corruption, tenue récemment au Qatar.
Cet événement international constitue l’un des principaux forums de coopération mondiale consacrés à la promotion de la transparence et à la lutte contre les pratiques de corruption.
Les discussions ont également porté sur l’examen du modèle de questionnaire d’auto-évaluation élaboré par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. Ce document constitue un instrument essentiel dans le cadre du mécanisme international d’évaluation de la mise en œuvre de la Convention des Nations unies contre la corruption par les États signataires. Les participants ont étudié la conformité de ce questionnaire avec les dispositions de la résolution 02/11 adoptée lors de la dernière Conférence des États parties. L’objectif est de garantir que les réponses qui seront fournies par l’Algérie reflètent de manière précise les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements internationaux du pays en matière de prévention et de lutte contre la corruption. Au terme des échanges, il a été convenu d’engager la coordination des réponses dès l’adoption de la version finale du modèle de questionnaire, afin d’assurer une contribution cohérente, complète et conforme aux normes internationales.
La réunion a également abouti à la décision de créer un groupe de travail restreint chargé d’évaluer l’état d’avancement de la mise en œuvre des recommandations issues de la première phase d’examen de la Convention.
Ce groupe aura également pour mission de préparer méthodiquement la participation de l’Algérie à la deuxième phase du mécanisme d’examen, dont l’entrée en vigueur est prévue pour l’année 2027. À travers cette démarche, les autorités nationales entendent consolider les mécanismes de coordination institutionnelle et renforcer l’efficacité des politiques publiques destinées à prévenir la corruption et à promouvoir les principes de transparence et de bonne gouvernance.
Cette réunion témoigne ainsi de la volonté affirmée de l’Algérie de poursuivre son engagement actif au sein des instances internationales dédiées à la lutte contre la corruption et de contribuer pleinement aux efforts mondiaux visant à promouvoir l’intégrité dans la gestion des affaires publiques.
Abed. M
