Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présidé jeudi à Alger une réunion de travail de haut niveau consacrée à l’état d’avancement de plusieurs mégaprojets structurants appelés à jouer un rôle déterminant dans la transformation économique du pays et la consolidation de son modèle de développement.
Cette rencontre a permis de faire le point sur des projets industriels et d’infrastructures majeurs qui s’inscrivent au cœur de la stratégie nationale visant à renforcer la diversification de l’économie, valoriser les ressources naturelles et améliorer les connexions logistiques à l’échelle nationale et continentale.
La réunion a particulièrement porté sur l’avancement des travaux relatifs à la ligne minière de l’Est, à la mine de phosphate et à ses différentes unités industrielles, ainsi qu’au projet d’extraction de zinc à Oued Amizour.
Ces projets miniers d’envergure, qui devraient entrer en phase d’exploitation effective d’ici la fin du mois de mars, représentent un levier essentiel pour renforcer l’industrie extractive nationale et soutenir la production locale de matières premières stratégiques.
La ligne minière de l’Est constitue l’un des projets industriels les plus ambitieux engagés ces dernières années.
Elle vise à assurer le transport et la valorisation des ressources minières, notamment le phosphate, dans le cadre d’une chaîne industrielle intégrée destinée à développer une industrie de transformation compétitive et génératrice de valeur ajoutée.
L’exploitation des gisements de phosphate et la mise en service des unités de transformation associées devraient ainsi permettre d’augmenter significativement la production nationale, tout en contribuant à la création de milliers d’emplois directs et indirects dans plusieurs régions du pays.
Le projet d’extraction de zinc à Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, constitue également une étape importante dans la stratégie de relance du secteur minier national.
Ce projet s’inscrit dans une vision globale visant à diversifier les ressources minières exploitées et à développer une industrie métallurgique capable de répondre aux besoins du marché national et d’ouvrir de nouvelles perspectives à l’exportation.
Au-delà des projets miniers, la réunion a également permis d’évaluer l’état d’avancement de deux projets d’infrastructures stratégiques destinés à renforcer l’intégration territoriale et la connectivité du pays : la route transsaharienne et la ligne ferroviaire Alger–Tamanrasset.
Ces deux infrastructures majeures représentent des axes structurants pour le développement économique, en facilitant la circulation des personnes et des marchandises et en renforçant les échanges commerciaux avec les pays africains voisins.
La route transsaharienne, considérée comme l’un des corridors routiers les plus importants reliant l’Afrique du Nord à l’Afrique subsaharienne, constitue un projet d’intégration régionale à forte portée géostratégique.
Elle devrait contribuer à dynamiser les échanges économiques entre plusieurs pays du continent et à renforcer la position du pays en tant que carrefour commercial entre l’Europe, le Maghreb et l’Afrique.
Quant au projet de ligne ferroviaire reliant Alger à Tamanrasset, il représente une infrastructure stratégique appelée à transformer en profondeur les réseaux de transport nationaux.
Cette future liaison ferroviaire, qui traversera plusieurs régions du pays, permettra de soutenir le développement des zones sahariennes, de faciliter l’acheminement des ressources naturelles et de renforcer l’intégration économique du Sud dans la dynamique nationale de croissance.
À travers le suivi régulier de ces projets structurants, les plus hautes autorités de l’État entendent accélérer leur concrétisation et garantir leur mise en exploitation dans les délais prévus.
L’objectif affiché est clair : faire de ces investissements majeurs des moteurs durables de croissance, de création d’emplois et de modernisation de l’économie nationale.
Cette réunion illustre également la volonté des pouvoirs publics de suivre de près l’avancement des projets stratégiques et de lever les éventuels obstacles administratifs ou techniques susceptibles d’en ralentir la réalisation.
Dans cette dynamique, la concrétisation de ces mégaprojets apparaît comme un pilier central de la politique économique nationale, fondée sur la valorisation des ressources, la modernisation des infrastructures et l’ouverture sur les marchés régionaux et internationaux.
Par Abed MEGHIT
