Le secteur de la santé franchit une étape structurante avec l’installation officielle du professeur Ahmed Nakhla à la tête de l’Agence nationale des greffes, lors d’une cérémonie présidée à Alger par le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene. Cette nomination marque une orientation claire vers la consolidation des capacités nationales en matière de transplantation d’organes et la relance d’un domaine considéré comme stratégique pour l’évolution du système de santé. En saluant le parcours scientifique et clinique du nouveau directeur général, le ministre a mis en avant l’importance d’un leadership médical expérimenté pour impulser une dynamique durable dans la greffe d’organes. Spécialiste reconnu en chirurgie thoracique, vasculaire et en transplantation rénale, Ahmed Nakhla incarne, selon les autorités sanitaires, une expertise capable d’accompagner la modernisation des pratiques médicales et d’élargir l’accès aux techniques de transplantation. Cette installation s’inscrit dans une vision globale visant à renforcer l’efficience des structures sanitaires, à améliorer la coordination entre les établissements hospitaliers et à développer les compétences médicales spécialisées. Le ministre a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective des acteurs du secteur, soulignant que la réussite de la politique nationale de greffe repose sur l’engagement coordonné des équipes médicales, des institutions spécialisées et des instances de régulation. La cérémonie, tenue au siège de l’agence, s’est déroulée en présence de responsables institutionnels et de cadres du ministère, dont le directeur général de l’Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement, Hallouz Abed. Cette présence institutionnelle illustre l’importance accordée à la coopération et au partage d’expertise pour soutenir les politiques publiques de santé. Au-delà de l’aspect organisationnel, cette nomination symbolise une ambition nationale : positionner l’Algérie comme un pôle régional de référence en matière de transplantation d’organes, en s’appuyant sur la formation spécialisée, la recherche médicale et l’innovation clinique. L’enjeu est double : améliorer la prise en charge des patients et renforcer la souveraineté sanitaire du pays à travers le développement d’une médecine hautement spécialisée.
Abed MEGHIT
