À l’occasion du mois sacré de Ramadhan, les résidences universitaires à travers l’Algérie connaissent une mobilisation organisationnelle et humaine inédite, visant à garantir aux étudiants un cadre de vie harmonieux, empreint de spiritualité, de confort et de solidarité.
Le programme spécial déployé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique traduit une volonté affirmée d’améliorer la qualité des prestations universitaires et d’adapter l’environnement estudiantin aux exigences particulières de cette période.
Pensé comme une démarche globale d’accompagnement social, ce dispositif vise à instaurer une atmosphère familiale au sein des cités universitaires, qui accueillent près de 568 000 étudiants à l’échelle nationale.
Selon les responsables du secteur, l’objectif est d’offrir des services répondant aux standards de qualité tout en renforçant les dimensions spirituelle, culturelle et humaine du quotidien universitaire durant Ramadhan.
La restauration universitaire constitue le pilier central de cette stratégie.
Un programme alimentaire équilibré a été élaboré afin de proposer aux résidents des repas traditionnels variés pour l’iftar, complétés par des prestations dédiées au souhour.
Les menus sont conçus pour répondre aux besoins nutritionnels spécifiques liés au jeûne, tout en respectant scrupuleusement les normes d’hygiène et de qualité dans la préparation et la distribution des repas.
Le maintien du prix symbolique du repas, fixé à 1,2 DA, reflète la dimension sociale de cette politique, qui vise à préserver l’égalité d’accès aux services universitaires.
L’ampleur de la mobilisation se mesure également à travers les chiffres enregistrés dès les premiers jours du mois sacré.
Pas moins de 887 281 repas ont été servis dans les 429 résidences universitaires du pays lors du premier jour de Ramadhan, témoignant de l’efficacité logistique du dispositif et de la capacité du réseau universitaire à répondre à une demande massive dans des conditions optimales.
Pour assurer la transparence et l’efficacité de la gestion, les autorités ont renforcé les mécanismes de contrôle et de suivi. Des inspections régulières sont menées dans les restaurants universitaires afin de vérifier la conformité des prestations et la qualité des produits alimentaires réceptionnés.
Parallèlement, la digitalisation des services universitaires connaît une accélération notable.
La plateforme « Inchighalati » permet aux étudiants d’exprimer leurs préoccupations et de signaler d’éventuelles insuffisances, instaurant ainsi un canal direct de communication entre les usagers et l’administration.
Dans le prolongement de cette modernisation, une nouvelle plateforme numérique a été lancée afin de permettre aux étudiants de choisir leur restaurant universitaire et de réserver leurs repas tout au long de l’année.
Cette innovation vise à rationaliser la consommation, optimiser la gestion des ressources publiques et améliorer la qualité de vie universitaire grâce à une planification plus efficace des prestations.
L’action du ministère ne se limite pas aux aspects matériels.
Les résidences universitaires deviennent également des espaces d’animation culturelle et spirituelle.
Des concours religieux, des activités artistiques et des représentations théâtrales sont organisés afin d’enrichir l’expérience estudiantine et de renforcer le sentiment d’appartenance communautaire. Des campagnes de sensibilisation à la nutrition saine durant Ramadhan, des opérations de don de sang et des iftars collectifs réunissant étudiants algériens et étrangers contribuent à promouvoir les valeurs de solidarité et de partage.
Le ministre Kamel Baddari a, pour sa part, multiplié les visites inopinées dans les cités universitaires depuis le début du mois sacré, partageant le repas de rupture du jeûne avec les étudiants et s’enquérant directement de leurs conditions de vie.
Cette présence sur le terrain illustre la volonté d’instaurer un dialogue permanent avec la communauté universitaire.
Par ailleurs, les horaires du transport universitaire ont été adaptés en coordination avec les services pédagogiques afin de tenir compte du rythme particulier du mois sacré.
Les étudiants peuvent consulter ces ajustements via la plateforme « My Bus », qui facilite l’accès à l’information et améliore la mobilité.
À travers ce programme d’envergure, les autorités entendent faire du Ramadhan un moment de cohésion sociale et d’épanouissement personnel au sein des universités.
En conjuguant qualité des services, modernisation des outils de gestion et animation culturelle, l’enseignement supérieur algérien affirme sa vocation sociale et humaine, plaçant l’étudiant au cœur de ses priorités.
Par Abed Meghit
