Ghaza : Une crise humanitaire aggravée par les intempéries et le déplacement massif des civils

dknews
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Dans la bande de Ghaza, les conditions de vie des populations déplacées connaissent une détérioration dramatique sous l’effet combiné des intempéries hivernales, du manque de ressources vitales et de la destruction généralisée des infrastructures.

Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’enclave ont submergé des milliers d’abris de fortune, plongeant des familles entières dans une précarité extrême et accentuant une crise humanitaire déjà profonde.
Les informations relayées par Agence Wafa décrivent une situation où l’urgence humanitaire s’entremêle à une vulnérabilité structurelle persistante.
Les précipitations intenses et les températures hivernales particulièrement basses ont transformé de vastes zones en terrains inondés, rendant inhabitable une majorité des abris installés pour accueillir les personnes déplacées.
Ces tentes, souvent fragiles et insuffisamment équipées, ne protègent ni du froid ni de l’humidité, exposant les familles à des conditions sanitaires extrêmement dégradées. Les surfaces boueuses, l’absence d’isolation et le manque de couverture adéquate aggravent les risques pour la santé, notamment pour les enfants et les personnes âgées, particulièrement vulnérables aux maladies respiratoires et aux infections liées au froid.
Les conséquences humaines de cette situation sont lourdes.
Des décès ont été enregistrés à la suite de l’effondrement de structures fragilisées par les pluies et l’humidité.
D’autres pertes ont été signalées parmi les populations exposées au froid en raison de l’absence de chauffage et de ressources élémentaires.
L’effondrement partiel ou total d’habitations déjà endommagées souligne la fragilité des conditions de refuge disponibles pour des centaines de milliers de civils.
Les données médicales disponibles témoignent de l’ampleur de la crise.
Une très grande proportion des abris recensés sont devenus impropres à l’habitation, ce qui contraint les familles à s’entasser dans des espaces précaires ou à demeurer dans des bâtiments endommagés présentant un risque permanent d’effondrement. L’insuffisance des couvertures, des matelas et des équipements de protection contre l’humidité renforce l’exposition aux risques sanitaires, tandis que l’accès limité aux services de base complique toute réponse d’urgence.
La destruction massive du parc résidentiel a profondément modifié la configuration sociale et urbaine du territoire.
La majorité des habitations ayant subi des dommages importants, les populations déplacées n’ont d’autre choix que de recourir à des abris temporaires ou de rester dans des structures fragilisées.
Cette situation crée un cycle de vulnérabilité prolongée où les conditions climatiques deviennent un facteur aggravant d’une crise déjà multidimensionnelle.
Dans ce contexte, les organisations humanitaires et les acteurs médicaux tirent la sonnette d’alarme quant à l’urgence de renforcer l’aide humanitaire, d’améliorer les conditions d’hébergement et d’assurer la fourniture de biens essentiels.
Les besoins prioritaires incluent des abris résistants aux intempéries, des équipements de chauffage, des couvertures thermiques et un accès élargi aux soins médicaux.
La situation à Ghaza illustre ainsi les effets cumulés du déplacement massif, de la fragilité des infrastructures et des conditions climatiques extrêmes.
Elle met en évidence la nécessité d’une réponse humanitaire coordonnée et durable visant à protéger les populations civiles et à restaurer des conditions de vie dignes dans un environnement profondément déstabilisé.

Par Abed Meghit

Agression sioniste : l’UNRWA déplore la poursuite du déplacement forcé de la population à Ghaza

Le Fonds des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a déploré mardi la poursuite du déplacement forcé des habitants de Ghaza par l’entité sioniste, soulignant de nouveau la nécessité d' »un accès humanitaire soutenu et sécurisé » pour éviter de nouvelles souffrances dans l’enclave palestinienne.

« A Ghaza, le déplacement forcé se poursuit, avec environ les deux tiers de la population vivant dans des sites surpeuplés, souvent sous des tentes offrant une protection limitée contre les intempéries », a écrit l’UNRWA dans un message publié sur les réseaux sociaux.

Et de poursuivre: « Les conditions restent très difficiles, avec un accès restreint aux services de base et une insécurité constante. 

Les besoins humanitaires continuent de croître, notamment en nourriture, eau potable et médicaments ». 

L’UNRWA a réaffirmé qu' »un accès humanitaire soutenu et sécurisé reste essentiel pour éviter de nouvelles souffrances » dans l’enclave, ravagée par deux ans de guerre génocidaire sioniste et où l’occupant poursuit ses bombardements et attaques, en violation du cessez-le-feu conclu en octobre 2025. 

Agression sioniste contre Ghaza: un martyr et plusieurs blessés dans une frappe aérienne

Un Palestinien est tombé en martyr et plusieurs autres ont été blessés, mardi, à la suite d’une frappe de drone sioniste ayant pris pur cible un rassemblement de citoyens dans la région de Beit Lahia, au nord de la bande de Ghaza, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.

Selon des sources médicales citées par Wafa, un citoyen est tombé en martyr et plusieurs autres personnes ont été blessées lors de la frappe sioniste, en violation continue du cessez-le-feu à Ghaza, entré en vigueur après deux ans de guerre génocidaire sioniste.

Le nombre de martyrs palestiniens depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre à Ghaza s’élève désormais à 615, tandis que le nombre de blessés est de 1.643, selon les autorités palestiniennes de la santé. 

Palestine : l’impunité persistante encourage l’occupation sioniste à perpétuer ses crimes (Ministre)

La ministre palestinienne des Affaires étrangères, Aghabekian Shahin Varsen, a affirmé que l’impunité persistante a encouragé l’occupation sioniste à poursuivre ses crimes contre les civils palestiniens dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie.

Dans une allocution prononcée devant le Conseil des droits de l’homme lors de sa 61e session tenue à Genève, la ministre palestinienne a indiqué que l’occupation perpétue le génocide et les déplacements forcés à l’encontre des Palestiniens et impose une réalité coloniale par la force des armes, « en violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies ».

Elle a souligné que le maintien de l’agression sioniste contre Ghaza, accompagnée d’un blocus étouffant, l’interdiction de l’acheminement de l’aide et le ciblage des équipes humanitaires et les institutions onusiennes, « reflètent un mépris systématique pour le sysème international et ses résolutions », affirmant que « l’impunité persistante a encouragé la perpétration de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ».

A cet égard, elle a appelé à « passer des condamnations verbales à des mesures concrètes garantissant la reddition de comptes, la responsabilité et l’imposition de mesures dissuasives contraignant la puissance occupante à se conformer au droit international ».

Concernant la situation en Cisjordanie, la ministre palestinienne a mis en garde contre l’accélération des mesures d’annexion, y compris à El Qods-Est, à travers l’expansion des colonies, la confiscation des terres et l’escalade des attaques de colons sous la protection des forces d’occupation.

Elle a souligné qu’ « El Qods-Est restera la capitale éternelle de l’Etat de Palestine et qu’aucune paix juste ne peut être réalisée sans mettre fin à l’occupation et concrétiser l’Etat palestinien indépendant sur la base de la solution à deux Etats ».

Les travaux de la 61e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme ont débuté lundi et se poursuivront jusqu’au 31 mars au Palais des Nations à Genève, avec une large participation de délégations des Etats membres et de hauts responsables onusiens.

Ghaza : les personnes déplacées confrontées à des conditions humanitaires désastreuses

Les pluies torrentielles, qui ont déferlé lundi et mardi, ont inondé des milliers de tentes de personnes déplacées dans la bande de Ghaza, aggravant leurs souffrances persistantes depuis le début de l’agression génocidaire sioniste contre l’enclave palestinien en octobre 2023, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa.

Les basses températures actuelles continuent de frapper la région, provoquant des inondations dans des centaines de tentes à plusieurs endroits, alors qu’aucune mesure de reconstruction ni fourniture de biens de première nécessité n’est mise en place pour les personnes déplacées, a indiqué Wafa.

Dans ce contexte, plusieurs décès ont été enregistrés suite à l’effondrement de nombreuses habitations, provoqué par des conditions climatiques extrêmes pendant l’hiver, ajoute la même source. 

Par ailleurs, plusieurs décès ont été enregistrés parmi les enfants et les personnes âgées en raison du froid, de l’absence de moyens de chauffage et des conditions humanitaires difficiles dans lesquelles vivent les personnes déplacées, abritées sous des tentes et dans des maisons et des bâtiments menaçant de s’effondrer.

Des sources médicales ont mis en garde contre les conditions tragiques auxquelles sont confrontées les personnes déplacées dans la bande de Ghaza, où environ 127.000 des 135.000 tentes sont devenues inhabitables.

Les personnes déplacées sont confrontées à un froid glacial sans couvertures ni matelas en quantité suffisante pour se protéger du sol et de l’humidité, en particulier les familles vivant dans des tentes délabrées ou dans des zones reculées et isolées, où la pénurie de couvertures et d’équipements de chauffage dépasse 70 % dans l’enclave palestinienne. 

L’agression sioniste a entraîné la destruction totale ou partielle de 92 % des immeubles résidentiels de la bande de Ghaza, obligeant la majorité des Palestiniens à se déplacer dans des tentes qui ne les protègent pas de la chaleur estivale ou du froid hivernal, ou à vivre dans leurs maisons fissurées, malgré le risque d’effondrement dû aux inondations et à la pluie. 

L’Espagne appelle l’UE à adopter une position « plus ferme » face aux agissements sionistes en Palestine

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a appelé lundi à une position européenne « plus ferme » face à la crise humanitaire persistante dans la bande de Ghaza, ainsi qu’aux plans expansionnistes de l’entité sioniste en Cisjordanie occupée.

Dans un message publié sur son compte sur les réseaux sociaux et repris par l’agence palestinienne Wafa, Albares a déclaré que « les opérations meurtrières se poursuivent à Ghaza » et que « l’acheminement de l’aide humanitaire reste bloqué aux passages frontaliers », soulignant que « le silence de l’Union européenne (UE) face aux violations (de l’entité sioniste) en Cisjordanie occupée et aux tentatives de déplacement des Palestiniens est incompréhensible ».

Faisant observer, dans ce sens, que l’UE dispose d’instruments nécessaires pour faire pression sur l’entité sioniste, le chef de la diplomatie espagnole a appelé ses homologues à une « utilisation effective » de ces outils pour « faire face à la détérioration des conditions humanitaires et à l’expansion continue des colonies illégales » sionistes.

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