L’Afrique est en passe de tripler sa capacité de centres de données d’ici 2030, sans pour autant
dépasser 0,6% de l’infrastructure informatique mondiale, selon un rapport publié par l’Africa Data
Centres Association (ADCA) en collaboration avec Rising Advisory.
D’après ce document, la charge informatique active sur le continent s’élève actuellement à 360
mégawatts (MW), avec 238 MW en cours de construction et 656 MW supplémentaires planifiés.
Si l’ensemble des projets aboutit, la capacité totale pourrait atteindre environ 1,2 gigawatt (GW).
Malgré cette expansion attendue, la part de l’Afrique dans la capacité mondiale devrait rester
globalement inchangée, en raison de l’accélération des investissements dans les infrastructures
numériques aux Etats-Unis, en Europe et en Asie, précise la même source.
Le rapport souligne, par ailleurs, que l’approvisionnement en énergie constitue désormais la
principale contrainte au développement de nouveaux sites, davantage que la connectivité par fibre
optique.
Les déficits énergétiques et les pertes de transmission, pouvant atteindre 25% dans certains centres
urbains, incitent les opérateurs à recourir à des accords d’achat d’électricité à long terme, à des
micro-réseaux ou encore à la colocalisation avec des infrastructures d’énergies renouvelables.
Plus de 40 pays africains ont adopté des législations relatives à la protection des données, tandis que
15 Etats ont formalisé des stratégies nationales en matière d’intelligence artificielle, illustrant une
orientation croissante vers la souveraineté numérique et l’hébergement local des données.
« Il ne s’agit pas d’un simple rattrapage technologique, mais d’une course contre la montre pour
éviter que l’Afrique ne soit durablement exclue de la nouvelle économie mondiale de l’intelligence
artificielle », a déclaré la présidente de l’ADCA, Faith Waithaka.
Numérique : L’Afrique en voie de tripler sa capacité de data centres d’ici 2030
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