FORMATION PROFESSIONNELLE : Expansion stratégique et nouvelles filières pour l’économie de demain

dknews
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La rentrée de février de la formation professionnelle marque un tournant dans l’adaptation du système éducatif algérien aux mutations économiques et technologiques.

Plus de 285 000 stagiaires et apprentis ont intégré les établissements de formation à travers le territoire, illustrant l’ampleur d’une politique publique orientée vers l’employabilité et la diversification des compétences.
La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, a souligné que cette rentrée s’inscrit dans une stratégie nationale d’alignement de la formation sur les besoins du marché du travail.
Le lancement officiel s’est déroulé à Tindouf, territoire clé en raison de son lien direct avec le développement des industries extractives. Parmi les innovations majeures figure l’introduction de plus de trente nouvelles spécialités, notamment dans les techniques minières et ferroviaires.
Cette orientation répond aux exigences du projet stratégique de Gara Djebilet, qui requiert des compétences spécifiques couvrant l’ensemble de la chaîne de production, de l’extraction à la transformation industrielle.
La réforme repose sur une coopération structurée avec les opérateurs économiques, matérialisée par la création de centres d’excellence.
Ces plateformes permettent d’anticiper les besoins en compétences et d’assurer une insertion professionnelle rapide des diplômés.
L’exemple du centre spécialisé de Bordj Bou Arreridj illustre cette approche, avec des formations directement connectées aux opportunités d’emploi.
Le secteur investit également les domaines émergents, notamment l’intelligence artificielle et la cybersécurité, identifiés comme vecteurs majeurs d’emploi et d’auto-entrepreneuriat.
L’enseignement à distance et le e-learning complètent l’offre pédagogique afin d’élargir l’accès à ces compétences.
La transformation numérique constitue un autre pilier de cette modernisation. Les inscriptions sont désormais entièrement dématérialisées via la plateforme Tekwin, tandis que la gestion des contrats d’apprentissage s’effectue à travers Temhin, interconnectée avec l’ANEM pour assurer un suivi précis de l’insertion professionnelle. À travers cette refonte, la formation professionnelle s’affirme comme un levier stratégique de développement économique et social.
En rapprochant l’apprentissage des réalités productives, l’Algérie cherche à valoriser les métiers techniques, réduire le décalage entre formation et emploi et offrir aux jeunes des perspectives professionnelles concrètes dans une économie en transformation.

Par Abed Meghit

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