Pérou : Le président par intérim José Jeri rejette tout « délit » avant un vote de destitution

dknews
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Le président par intérim du Pérou José Jeri a nié avoir commis le moindre « délit », alors qu’il fait face à deux enquêtes judiciaires, dont une pour trafic d’influence présumé, et à un vote de destitution mardi au Parlement.
Une séance plénière extraordinaire a été convoquée pour mardi matin afin de débattre d’une éventuelle destitution, après la présentation vendredi des 78 signatures nécessaires pour ouvrir le débat.
Ce vote intervient alors que le pays doit tenir des élections générales le 12 avril.
Issu de la droite, José Jeri est visé par plusieurs demandes de destitution portées par la minorité de gauche et un bloc de partis de droite, qui cherchent à le démettre pour « inconduite fonctionnelle » et « manque d’aptitude » à exercer ses fonctions, dans le sillage de deux enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet.
L’une porte sur son intervention présumée dans le recrutement de neuf femmes au sein de son gouvernement, l’autre pour un présumé « parrainage illégal d’intérêts », après une rencontre secrète avec un homme d’affaires chinois ayant des relations commerciales avec l’Etat.
« Je n’ai commis aucun délit.
J’ai toute la légitimité morale nécessaire pour exercer la présidence de la République », a déclaré José Jeri lors d’un entretien télévisé tard dimanche soir.
Septième président péruvien depuis 2016, José Jeri, 39 ans, dirige depuis le 10 octobre un pays marqué par une instabilité politique chronique.
Il a succédé à Dina Boluarte, destituée à la suite d’une vague de manifestations contre la flambée de l’insécurité dans le pays, après avoir accédé à la présidence en sa qualité de président du Parlement.
Il doit assurer l’intérim jusqu’en juillet 2026, quand le président élu en avril prendra ses fonctions.

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