ONU : La décolonisation est un objectif des Nations unies depuis la création de l’organisation (Guterres)

dknews
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L’ONU s’emploie, depuis sa création en 1945, à négocier l’indépendance des territoires toujours sous le joug colonial, a affirmé le secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres, soulignant que « la décolonisation est un objectif des Nations unies ».
« La décolonisation est un objectif des Nations unies depuis leurs tout premiers jours », a rappelé lundi Antonio Guterres dans une allocution prononcée en son nom à New York lors d’une réunion du comité spécial onusien chargé du dossier.
Le bilan global est significatif. Plus d’une centaine d’Etats ont accédé à l’indépendance depuis la création de l’ONU en 1945. « Notre monde a parcouru un long chemin », a insisté M. Guterres, notant que davantage d’êtres humains jouissent aujourd’hui « du droit et de la dignité de l’autodétermination ».
Cependant, « aujourd’hui, 17 territoires non autonomes subsistent », a rappelé le chef de l’ONU.
Leur diversité complique toute approche uniforme. Certains revendiquent davantage d’autonomie, d’autres l’indépendance, d’autres encore privilégient le maintien du statu quo pour des raisons économiques ou sécuritaires.
Face à cette mosaïque, le Secrétaire général plaide pour une méthode pragmatique. « Trois priorités doivent guider leur destin », a-t-il déclaré, en insistant d’abord sur « un dialogue inclusif  » associant territoires concernés, puissances administrantes et Etats membres, « au cas par cas », conformément à la Charte des Nations unies et aux résolutions pertinentes adoptées par les Etats membres.
Ces territoires non-autonomes situés pour la plupart dans le Pacifique et les Caraïbes concernent surtout trois puissances dites « administrantes »: le Royaume-Uni, les Etats-Unis et la France. Le Royaume-Uni administre encore Anguilla, les Bermudes, les îles Vierges britanniques, les îles Caïmans ou encore les Falkland (Malvinas). Les Etats-Unis demeurent responsables de Guam, des Samoa et des îles Vierges américaines, tandis que la France conserve la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie sur la liste onusienne. A cet ensemble s’ajoutent Tokélaou, sous administration de la Nouvelle-Zélande, ainsi que le Sahara occidental, territoire anciennement occupé par l’Espagne dont le processus de décolonisation demeure inachevé et dont le statut fait l’objet d’un contentieux international ancien impliquant notamment le Maroc.

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