Réunis à Addis-Abeba pour la 39e session du sommet des chefs d’État et de gouvernement de Union africaine, les dirigeants africains ont salué le rôle moteur joué par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans la coordination continentale de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.
Cette reconnaissance s’inscrit dans un contexte sécuritaire marqué par la persistance de menaces transnationales et la nécessité d’une réponse collective plus structurée, plus anticipative et plus intégrée à l’échelle du continent.
Au cœur des travaux, les participants ont mis en avant les efforts visant à consolider une architecture africaine de sécurité capable de répondre aux défis actuels et émergents.
Le rôle de coordinateur confié au chef de l’État algérien a été présenté comme un facteur d’impulsion stratégique pour harmoniser les politiques nationales, renforcer la coopération opérationnelle et accélérer la mise en œuvre des mécanismes continentaux de prévention et de lutte contre les groupes armés terroristes.
Les chefs d’État ont notamment appelé à la concrétisation rapide des propositions formulées dans ce cadre, considérées comme des instruments essentiels pour améliorer la résilience des États face aux menaces sécuritaires complexes.
Les débats ont souligné que la lutte contre le terrorisme en Afrique ne peut se limiter à une approche strictement militaire.
Elle implique également la consolidation des institutions, le renforcement de la gouvernance, le développement socioéconomique et la prévention de la radicalisation.
Dans cette perspective, la coordination continentale vise à favoriser l’échange d’informations, l’assistance technique et la mutualisation des capacités entre les États membres, tout en soutenant les initiatives régionales déjà engagées dans les zones les plus exposées.
Les progrès réalisés par la Commission de l’Union africaine dans le soutien aux réponses continentales ont également été salués.
Les dirigeants ont insisté sur la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles des États, en particulier en matière de gestion des crises, de sécurisation des frontières et de protection des infrastructures vitales.
Cette dynamique s’inscrit dans une vision globale de la sécurité, intégrant la prévention, la réponse opérationnelle et la reconstruction post-conflit.
Le sommet a par ailleurs adopté les conclusions du 12e séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique, tenu dans le cadre du Processus d’Oran en décembre 2025.
Ce mécanisme, devenu un espace de réflexion stratégique reconnu, contribue à nourrir les orientations continentales en matière de paix, de sécurité et de prévention des conflits.
Les recommandations issues de ce processus mettent l’accent sur l’importance d’une coordination renforcée entre les institutions africaines et les partenaires internationaux, ainsi que sur la nécessité d’une approche inclusive intégrant les dimensions politiques, économiques et sociales de la sécurité.
Dans ce contexte, le rôle de Algérie a été particulièrement mis en lumière, notamment en raison de son engagement constant dans la promotion de solutions africaines aux défis africains.
Les chefs d’État ont souligné la contribution du pays, aux côtés des membres africains du Conseil de sécurité, à la défense des intérêts du continent au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.
Cette implication diplomatique traduit une volonté de porter la voix de l’Afrique sur les grandes questions de paix et de sécurité internationales.
Au-delà de la dimension institutionnelle, les discussions ont également porté sur les implications socioéconomiques de la lutte contre le terrorisme.
Les dirigeants ont rappelé que la stabilité constitue un préalable indispensable au développement durable, à l’investissement et à l’intégration régionale.
La sécurité a ainsi été présentée comme un bien collectif nécessitant un engagement politique constant, une solidarité interétatique renforcée et une mobilisation coordonnée des ressources humaines et matérielles.
La session d’Addis-Abeba a également permis de réaffirmer l’importance de la prévention et de la résilience communautaire.
Les participants ont insisté sur la nécessité de promouvoir des politiques éducatives, sociales et culturelles capables de contrer les discours extrémistes et de renforcer la cohésion nationale.
Cette approche globale vise à traiter les causes profondes de l’instabilité, en mettant l’accent sur l’inclusion, la justice sociale et le développement équilibré des territoires.
En saluant l’action du président Abdelmadjid Tebboune en tant que coordinateur continental, les chefs d’État africains ont exprimé leur volonté commune d’intensifier la coopération et de consolider les acquis enregistrés ces dernières années.
Cette reconnaissance traduit la confiance accordée à une démarche fondée sur la concertation, l’anticipation et la responsabilité partagée face à des défis qui transcendent les frontières nationales.
La 39e session du sommet de l’Union africaine s’achève ainsi sur un message politique fort : l’Afrique entend renforcer sa capacité collective à garantir la paix et la sécurité, condition essentielle à la prospérité et à l’intégration du continent.
Dans cette dynamique, le leadership diplomatique et sécuritaire reconnu à l’Algérie confirme l’émergence d’une approche continentale plus coordonnée, plus proactive et résolument tournée vers la stabilité durable.
Abed MEGHIT
