Le gouvernement portugais a ordonné une évaluation des principales infrastructures routières et ferroviaires après les tempêtes successives ayant frappé le pays depuis deux semaines et qui ont provoqué mercredi l’effondrement partiel d’un tronçon sur la principale autoroute du pays reliant Lisbonne à Porto, ont rapporté jeudi des médias locaux.
Le Laboratoire national de génie civil (LNEC) a été chargé de réaliser « en priorité » cette inspection sur les différentes infrastructures « présentant ou non des problèmes visibles », selon un décret publié mercredi et repris par des médias.
Des images aériennes diffusées jeudi par les télévisions portugaises révèlent les dégâts causés par la rupture d’une digue du fleuve Mondego, près de Coimbra (centre), qui a entraîné l’effondrement partiel mercredi soir d’un tronçon de l’autoroute A1 à l’extrémité d’un viaduc, sous l’effet d’un débit d’eau exceptionnel.
La circulation à ce niveau de l’autoroute avait été coupée préventivement quelques heures plus tôt. Les travaux de réparation pourraient prendre plusieurs semaines, a prévenu le ministre des Infrastructures Miguel Pinto Luz.
Le Portugal est frappé depuis plus de deux semaines par des précipitations exceptionnelles, après des intempéries meurtrières ayant causé d’importants dégâts.
Le pays restait jeudi en alerte face aux risques de crues et d’inondations, notamment dans la nuit de jeudi à vendredi, en raison des fortes pluies, a indiqué le commandant national de la protection civile, Mario Silvestre, lors d’une conférence de presse.
En raison de l’état d’alerte du pays, le gouvernement du Premier ministre Luis Montenegro, qui devait expliquer l’action du gouvernement face à cette crise lors d’un débat au Parlement vendredi matin, a demandé un nouveau report.
