Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a indiqué que plus de la moitié des personnes prises au piège par l’aggravation de la crise au Soudan du Sud sont des enfants, précisant que le nombre d’enfants exposés au risque de malnutrition aiguë dans les Etats de Jonglei, de l’Unité et de l’Equatoria oriental est estimé à 825.000.
Lors du point de presse bihebdomadaire des agences onusiennes à Genève, vendredi, le représentant par intérim de l’UNICEF au Soudan du Sud, Obia Achieng, a déclaré qu’ « au moins 280.000 personnes ont été déplacées dans le seul Etat de Jonglei, la majorité étant des femmes et des enfants ».
Il a ajouté : « Pour certains, c’est la deuxième ou la troisième fois qu’ils sont contraints de fuir.
Ils ont été déplacés sans rien.
Ils dorment dans des camps de déplacés pratiquement dépourvus de services.
D’autres vivent à ciel ouvert, dans des zones reculées, sans absolument rien », soulignant que « 53% des déplacés sont des enfants ».
Le responsable onusien a également indiqué que « le nombre d’enfants exposés au risque de malnutrition aiguë dans les Etats de Jonglei, de l’Unité et de l’Equatoria oriental est estimé à 825.000 enfants », ajoutant : « C’est un chiffre qui devrait tous nous alarmer.
Un enfant souffrant de malnutrition aiguë, sans traitement, a 12 fois plus de risques de mourir ».
M. Achieng a appelé à « la cessation immédiate des hostilités et à un accès humanitaire rapide et sans entrave à toutes les zones affectées ».
Le Conseil de sécurité réaffirme son soutien au processus de paix au Soudan du Sud
Le Conseil de sécurité de l’ONU a réitéré son engagement à soutenir le processus de paix au Soudan du Sud et à travailler en partenariat avec le gouvernement de transition afin de parvenir à une paix durable et à la stabilité dans la région, appelant les dirigeants sud-soudanais à « s’engager dans un véritable dialogue entre les parties sur toute modification éventuelle de l’Accord de paix de 2018, à travers un processus inclusif et transparent ».
Le président du Conseil de sécurité pour le mois de février, James Kariuki (Royaume-Uni), a exhorté, dans un communiqué, toutes les parties à « réduire les tensions, à cesser immédiatement les hostilités et à recourir au dialogue pacifique pour résoudre leurs différends ».
Il a souligné que la poursuite des violations de l’Accord de paix « exerce des pressions supplémentaires sur la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS) et entrave l’exécution de son mandat ».
Les membres du Conseil ont également réaffirmé leur attachement ferme à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de la République du Soudan du Sud.
Ils ont exprimé leur « profonde inquiétude » face à l’escalade des violences dans les Etats de Jonglei et de Eastern Equatoria, ainsi que dans d’autres régions du pays, avertissant que la détérioration continue de la situation sécuritaire » compromet la stabilité et aggrave les besoins humanitaires ».
Par ailleurs, ils ont réaffirmé leur plein soutien à la MINUSS, insistant sur l’importance de la poursuite d’une coopération constructive entre le gouvernement de transition et l’ONU, de la facilitation de l’accès humanitaire et de la protection des civils.
Ils ont également exprimé leur préoccupation face à « toute mesure susceptible d’affecter négativement la capacité de la mission et de la Force intérimaire de sécurité des Nations unies pour Abyei (FISNUA) à s’acquitter de leurs mandats ».
